mardi 5 juin 2012

Peillon pose la question de la note (presse)


Le 2 juin, devant la Peep, V Peillon a évoqué la notation. Il a promis de "faire évoluer la notation pour qu'elle ne soit pas perçue comme une sanction" et pour diminuer l'échec scolaire. Une déclaration qui fait écho à la campagne lancée par l'Afev au début de l'année scolaire. Et qui relance un vrai débat dans le monde de l'Ecole.

"L’école française est prisonnière d’une quantophilie obsessionnelle. Dès le plus jeune âge, les compétences des élèves, et par amalgame les élèves eux-mêmes, sont mesurés, hiérarchisés, sélectionnés. L’idée que la notation est indispensable aux progrès scolaires est même, pour certains professeurs, élèves et parents, une vérité indiscutable alors que certains systèmes éducatifs ont peu, voire pas du tout, recours à la note". Dans Le Café pédagogique du 4 juin, le sociologue Pierre Merle donne en exemple les pays scandinaves dont les résultats sont meilleurs que ceux de l'école française.

C'est que la notation, le culte de la moyenne sont ancrés profondément dans le modèle scolaire français. En 2007, le même Pierre Merle écrivait. " Les notes et la moyenne trimestrielle assurent une fonction centrale : autoriser ou empêcher le passage dans la classe supérieure. Dans les pays nordiques, l'absence de redoublement explique le moindre recours à la notation. Les élèves faibles font l'objet d'un soutien spécifique, d'une évaluation formative, et la sélection a lieu seulement  à la fin du collège qui est véritablement unique, c'est-à-dire indifférencié. Cette organisation particulière est à la fois plus démocratique (la reproduction des inégalités sociales est moindre) et plus efficace : le niveau moyen des élèves, à l'âge de quinze ans, est supérieur à celui constaté en France. Remettre  en question la notation, c'est s'attaquer au redoublement et encourager le socle commun. Toutes choses qui ne vont pas de soi dans un système éducatif qui oriente en fonction de la moyenne obtenue.

Pourtant depuis quelques années, les écoles et les collèges sans notes, avec une évaluation par compétences se font plus nombreux. "Ce n'est pas facile à développer après un siècle de tradition autre", explique Guy Stiévenard, inspecteur d'académie de Charente Maritime. Quelques collège de son département tentent une notation par compétences. "Toutes les disciplines ne partaient pas avec la même connaissance de l'évaluation par compétences. En EPS et en SVT elle était déjà bien installée. Dans les autres disciplines il a fallu imaginer les grilles. Il a fallu aussi abdiquer son superbe isolement au moins un moment de l'année pour poursuivre des objectifs pluridisciplinaires". Et le bilan scolaire interroge. Pour une enseignante, l'évaluation par compétences permet "de mieux pointer les difficultés des élèves. Il savent où ils doivent progresser". Mais, "il n'y a pas de miracle. Certains élèves sont devenus très autonomes. La classe est plus motivée. Mais l'école ne peut pas résoudre tous les problèmes".

Si l'évaluation par compétences n'améliore pas forcément le niveau au moins est-elle moins décourageante pour l'enfant. "On attend de cette approche une meilleure prise en compte des personnalités dans les apprentissages. Les études montrent que les notes font des dégâts", explique G Stievenard. D'après lui les indicateurs des établissements qui ont supprimé les notes ne montrent pas de baisse de niveau. "J'attends une amélioration des résultats scolaires et de la confiance des élèves en eux-mêmes. Il y a des choses difficiles à évaluer mais qui comptent : le rapport à l'école, l'estime de soi, le rapport avec les enseignants". Pour les élèves en difficulté, la note n'est pas seulement inutile, elle est aussi contreproductive. L’exigence institutionnelle de la note finit par se substituer à l’essentiel : aider, expliquer, apporter confiance et enthousiasme. Pour l’instant, surchargé de contrôles et de notes, l’élève français – les études PISA le montrent – est spécifiquement stressé, manque de confiance en lui, n’aime pas trop son école.

La proposition de Vincent Peillon est donc à relier au débat sur le redoublement et l'orientation. Avec cette interrogation, il manifeste la volonté ministérielle de changer l'Ecole en posant la question des méthodes pédagogiques. C'est une grande ambition. Mais c'est aussi un signal envoyé aux enseignants  qui fait écho à la présence du ministre au Forum des enseignants innovants. C'est "la rupture". La pédagogie est de retour.

Voir aussi : 


Modelage et créativité (vidéo)



Les enfants triturent, pétrissent et caressent la terre crue pour façonner des travaux minutieux. Exploration de la matière et apaisement profond garantis !

Une vidéo de l'Atelier des Charenton

lundi 4 juin 2012

Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai? (livre)



Tigrou-Tigrou se réveille un matin du mauvais pied et rien ne va plus : ses parents se fâchent, ses camarades l'ignorent et son meilleur ami Rhino préfère jouer avec Zebra. Bref, la vie n'est pas juste ! Mais alors qu'il pleure sur son sort, Tigrou-Tigrou rencontre la très sage Tortue, qui lui apprend à remettre en question ses pensées... Et voilà que Tigrou-Tigrou retrouve le sourire ! Basée sur Le Travail de Byron Katie, Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai ? est un conte philosophique, à la fois simple et profond, parfaitement adaptée aux sentiments que peuvent éprouver les enfants face aux difficultés de leur quotidien. Initiant ces derniers à un travail sur eux-mêmes, les aventures du petit Tigrou-Tigrou superbement illustrées par Hans Wilhelm, mettent à la portée des plus jeunes un moyen simple et efficace pour retrouver le sourire : questionner nos pensées, principales causes de nos souffrances.

Biographie de l'auteur
Byron Katie est célèbre pour avoir développé Le Travail (The Work) : une démarche simple et efficace de questionnement et de clarification des pensées, à l'origine de nos souffrances. Depuis 1986, elle a fait connaître Le Travail à des millions de personnes et a écrit plusieurs best-sellers, traduits dans 29 langues. Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai ? est son premier livre pour enfant.

Katie Byron, Tigrou-Tigrou, est-ce bien vrai ? Quatre questions pour retrouver le sourire. 2010. Ed. Synchronique éditions. 12,90€

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Un mot de Byron Katie



Je suis ravie que vous ayez ouvert ce livre qui raconte l'histoire de mon ami Tigrou-Tigrou et de ses problèmes. La liberté n'est jamais à plus d'une question de distance.
Le Travail, qui constitue la trame de cette histoire, est une démarche de questionnement et de clarification des pensées, qui sont la cause de toute souffrance.
C'est un moyen de trouver la paix avec soi-même et avec le monde. Les personnes âgées, les jeunes, les malades, les bien-portants, les gens éduqués et ceux qui ne le sont pas - n'importe qui ayant un esprit ouvert peut effectuer ce Travail.

Pour ceux d'entre vous qui sont intéressés par l'apprentissage et la pratique du Travail, que ce soit pour vous-même ou avec vos enfants, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin dans mon livre Aimer ce qui est, ou sur les sites Internet : www.thework.com/francais et www.thework-france.com


Depuis le début des temps, les êtres humains ont essayé de changer le monde pour être heureux. Cela n'a jamais fonctionné, car c'est prendre le problème du mauvais côté. Ce que Le Travail nous offre, c'est une chance de changer le projecteur - l'esprit - plutôt que ce qui est projeté. C'est comme lorsqu'il y a de la poussière sur la lentille d'un projecteur. On pense qu'il y a un défaut sur l'écran, et l'on essaie alors de changer cette personne-ci ou cette personne-là, ou toute autre sur laquelle ce défaut apparaîtra par la suite. Mais il est vain d'essayer de changer les images projetées. Et une fois que l'on réalise où se trouve cette poussière, on peut nettoyer la lentille elle-même. C'est alors la fin de toute souffrance et le début du bonheur.



Les Quatre Questions et le Retournement


1. Est-ce que c'est vrai ?


2. Pouvez-vous être absolument sûr que cela est vrai ?

3. Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, lorsque vous croyez cette pensée ?


4. Qui seriez-vous sans cette pensée ? 


et


Retournez cette pensée et trouvez au moins trois exemples, précis et authentiques, montrant de quelle manière ce retournement est vrai dans votre vie.


Et maintenant, voyons ce qui arrive à Tigrou-Tigrou.

dimanche 3 juin 2012

Le système scolaire exclut et démotive (presse)


Le système scolaire démotive et exclut trop souvent
Christine Legrand – source : La-croix.com
30/05/12

Selon le sondage « La Croix » Apel/OpinionWay, les parents estiment que de nombreuses compétences ne sont pas assez valorisées.

Le plaisir d’apprendre, très présent chez les jeunes enfants, s’érode nettement au cours de leur scolarité : seuls 42 % des parents de collégiens et 40 % des parents de lycéens disent qu’ils sont heureux de découvrir.

Surprise de ce sondage ? Au risque de contredire leurs représentants, la grande majorité des parents d’élèves (85 %), du public comme du privé, affirment que leurs enfants sont plutôt heureux d’aller à l’école. Mais il faut apporter à ces résultats quelques nuances importantes. « Les parents sont dans une position justificative. Il est difficile en effet pour eux d’imaginer envoyer tous les jours leurs enfants dans une structure où ils ne seraient pas heureux », souligne Julien Goarant, directeur d’études à OpinionWay. 

Ce sentiment manque également, selon lui, d’intensité : seuls 21 % des parents estiment que leurs enfants sont « tout à fait heureux »,  et 64 % « plutôt heureux » . Et il décroît aussi avec l’âge : un collégien sur cinq et un lycéen sur quatre ne sont pas heureux en classe. Ce qui représente tout de même plus d’un million d’élèves.

Par ailleurs, quand ils sont contents d’aller à l’école, c’est surtout pour y retrouver leurs copains (pour 70 % des collégiens et 76 % des lycéens). En revanche le plaisir d’apprendre, très présent chez les jeunes enfants (notamment en maternelle), s’érode nettement au cours de leur scolarité : seuls 42 % des parents de collégiens, et 40 % des parents de lycéens disent qu’ils sont heureux d’apprendre, de découvrir. Et ils sont encore plus nombreux à se démotiver dans les milieux sociaux les plus défavorisés.

UN ÉLÈVE EN DIFFICULTÉ A DU MAL À TROUVER DE L’AIDE

Ce qui les rend malheureux au collège et au lycée, c’est avant tout la peur de l’échec, que leurs capacités ne soient pas reconnues. Beaucoup de parents mettent également en avant les mauvaises relations qu’ils peuvent nouer avec leurs enseignants. Et les relations conflictuelles qu’ils peuvent avoir avec leurs camarades, pour ceux qui sont scolarisés en ZEP.

Le bilan qu’ils dressent du système scolaire actuel n’est pas non plus très positif. S’ils ne remettent pas en cause le redoublement et le système de notation, 79 % des parents sont néanmoins d’accord pour dire que beaucoup de compétences des élèves ne sont pas suffisamment évaluées et valorisées. 60 % d’entre eux pensent aussi que l’enseignement décourage les élèves en soulignant leurs faiblesses au lieu de valoriser leurs points forts, et 67 % estiment que la peur de l’échec les paralyse. 

Ils sont encore plus nombreux à penser qu’un élève en difficulté a du mal à trouver de l’aide (68 %). Autrement dit, pour une large majorité de parents, le système scolaire démotive et exclut de nombreux jeunes, parce qu’il ne leur apporte pas l’aide nécessaire et/ou ne les met pas en situation de faire valoir leurs capacités personnelles.
Une refonte générale du système s’avère nécessaire pour la majorité d’entre eux : 57 % estiment également que les méthodes pédagogiques sont dépassées et les journées scolaires trop chargées. Enfin, un décalage important existe entre les qualités qu’ils estiment les plus valorisées aujourd’hui (la capacité de travail, la discipline, la rigueur, l’esprit de compétition) et celles qu’ils aimeraient voir valorisées davantage : la curiosité personnelle (58 %), la créativité (53 %) l’esprit critique (41 %) ou encore la capacité à s’engager (31 %). Ce sont en effet des qualités essentielles, trop négligées dans l’école, mais dont les adultes de demain auront sans doute grandement besoin.



Le chant du monde : poésie et musique


La collection Jeunesse de Le Chant du Monde s'est construite autour de 2 axes: les grands contes classiques historiques dont l'incontournable "Pierre et le Loup" et les oeuvres d'artistes contemporains en contact permanent, par le biais de leurs spectacles, avec le monde de l'enfance.


  • Le Carnaval des animaux de Saint-Saëns

Au jardin des plantes, ainsi nommé d’ailleurs, à cause des animaux qu’on y a rassemblés, au Jardin des Plantes, une étrange ardeur semble régner… On décore, on festonne, on cloue, on plante. Le castor construit des tréteaux, la grue porte des fardeaux, le python accroche des tableaux, car ce soir au Jardin des Plantes, c’est la grand’ fête éblouissante : Le Carnaval des animaux ! Tout est prêt, la foule se masse, l’orchestre à pas de loup discrètement se place, l’éléphant prend sa trompe, le cerf son cor de chasse et voici que soudain monte dans le silence, pour le plaisir de nos cinq sens, la musique de Monsieur Saint Saëns.


  • Les Animaux des poètes
Des poèmes de Arthur Rimbaud, Jacques Prévert, Jean de La Fontaine, Paul Fort, Robert Desnos, Léo Ferré, Georges Brassens…. Chantés par Charles Trénet, Henri Salvador, Félix Leclerc, Léo Ferré, Georges Brassens, Steve Waring, François Lemonnier…



  • Les pieds dans l'eau, la tête au soleil

Un abri joli t’attend, une sorte de yourte où une musique cristalline t’accueille : c’est une guitare avec plein de cordes spécialement fabriquée pour tes oreilles « pointues » toutes menues. S'il a plu sur ton chemin et que tes chaussures sont salies, tu les enlèves, s’il te plaît. Installe-toi confortablement sur les coussins. Si tu es un bébé, ton corps remue déjà pour dire : « Je suis prêt », et si tu es plus grand qu’un bébé, peut-être seras-tu silencieux et concentré attendant impatiemment que François joue de tous ses objets. Il t’emmènera dans ses rêves qui s’accorderont sans doute aux tiens. Avec ses comptines et ses danses immobiles, tu feras des pieds et des mains de ton corps et planteras des pommes dans des pots en terre. Si tu as le cœur gros comme un camion, enfant, tu es le bagage chéri de mon grand voyage et, ensemble, nous réveillerons le bois mort et embrasserons les cailloux. La tête au soleil, on garde le souvenir des pieds dans l’eau du ventre de maman et si tous les papas du monde se donnent la main … on sera bien !



samedi 2 juin 2012

Ken Robinson: Révolutionnez l'éducation



Dans la suite à la fois poignante et amusante de sa fameuse présentation de 2006, Sir Ken Robinson plaide pour un apprentissage personnalisé en lieu et place des enseignements standardisés – il s’agit de créer les conditions où les talents naturels des enfants peuvent s'épanouir.


Voir Bring on the learning revolution - Révolutionnez l'éducation sur le site de TED, sous-titré en français (ou dans la langue de votre choix).

vendredi 1 juin 2012

Yoga : body scan



Une technique simple et efficace à apprendre aux enfants...

Allongez-vous sur votre dos avec les jambes décroisées, vos bras à vos côtés, les paumes vers le haut, et les yeux ouverts ou fermés, comme vous le souhaitez.

Concentrez vous sur votre respiration, la façon dont l'air se déplace dans et hors votre corps. Après plusieurs respirations profondes, vous commencez à vous sentir à l'aise et détendu, orientez votre attention vers les orteils de votre pied gauche.

Branchez-vous sur toutes les sensations dans cette partie de votre corps tout en restant conscient de votre respiration.

Il est souvent utile d'imaginer chaque souffle qui coule à l'endroit où vous diriger votre attention. Concentrez-vous sur vos orteils du pied gauche pendant une à deux minutes.

Ensuite, déplacez votre attention à la semelle de votre pied gauche et maintenez-là pendant une minute ou deux, tout en continuant à accorder une attention à votre respiration.

Suivez la même procédure et déplacez votre attention à votre cheville gauche, mollet, genoux, cuisses, hanches et ainsi de suite tout autour du corps.

Prêtez une attention particulière aux zones qui causent des douleurs ou font l'objet d'un état pathologique (pour l'asthme, les poumons, le diabète, le pancréas).

Prêtez une attention particulière à la tête: la mâchoire, du menton, lèvres, langue, le toit de la bouche, les narines, la gorge, les joues, les paupières, les yeux, sourcils, front, les tempes et le cuir chevelu.

Enfin, mettre l'accent sur la partie la plus haute de vos cheveux, la partie supérieure de votre corps. Alors laissez-aller l'organisme, et dans votre esprit, planer au-dessus de vous-même comme si votre respiration allait au-delà de vous et touchait l'univers.

Source: Guide Yoga