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dimanche 23 novembre 2014

Education et empathie


L’empathie est la capacité que nous avons à nous mettre à la place de quelqu’un et à  comprendre ce qu’il ressent. C’est une qualité précieuse, qui permet de développer des aptitudes sociales, que ce soit en famille ou en société. Elle favoriserait une culture de la paix et de la non-violence ; à ce titre, elle doit donc pleinement être intégrée au cœur de l’éducation bienveillante. Il semble que l’empathie soit liée à plusieurs éléments, tels que le respect, les émotions, le vivre ensemble, la solidarité, etc.
Récemment, les neurosciences se sont également penchées sur l’empathie, révélant l’existence de systèmes cérébraux spécifiques, neurones « miroir » ou « résonnant ». Elle est, semble t’il, un besoin fondamental de tout être humain – et pourtant, elle est souvent oubliée dans notre culture, ignorée par l’éducation, qui a privilégié et survalorisé le mental et l’intellect.

A partir de quel âge l’empathie se manifeste t’elle chez l’enfant ?
Elle apparait naturellement chez le tout-petit, elle est en fait inhérente à l’humanité. Selon Serge Tisseron, l’empathie se développe réellement chez le petit enfant entre l’âge de 8 et 12 mois. Elle est alors avant tout émotionnelle : l’enfant ressent les émotions de l’autre. Il comprend les émotions et désire aussi venir en aide. Vers ses 4 ans et demi, apparait l’empathie cognitive, l’enfant est alors capable de se représenter l’état mental de l’autre.

  •  Empathie, approche centrée sur la personne, CNV


Si le psychologue Carl Rogers a mis l’empathie au cœur de sa théorie de l’approche centrée sur la personne, celle-ci est également le moteur de la CNV (communication non violente). Nous évoquions la possibilité de l’écoute active ci-dessus, et il est également important de « parler juste » : comment vais-je exprimer mes émotions ? Je reçois, par l’écoute, et je donne, par l’expression – j’accueille - et tout cela sans jugement : toute émotion est légitime. La colère ou la peur par exemple, comme toute émotion, comme tout état, est non seulement légitime, mais aussi momentanément utile, nécessaire, voire salutaire. L’émotion est l’état qui me permet de répondre à une situation ; l’état émotionnel est le moment de décharge, de libération – nécessaire de cette (sur)charge émotionnelle.

  • Auto-empathie


Comment pourrais-je respecter les autres et leurs émotions, si je ne me respecte pas moi-même ? Comment pourrais-je vivre en bonne intelligence avec les autres si je n’assume pas mes besoins émotionnels ? La première partie de ce cheminement est consacrée à la relation que l’individu entretient avec lui-même : il s’agit de l’auto-empathie. Apprendre à reconnaître, comprendre et gérer mes émotions et mes besoins – être en lien avec moi-même – et ainsi être conscient de ce que je ressens et expérimente (plutôt que de rester inconscient ou vaguement conscient et de se laisser maîtriser par des processus qui nous échappent, ne nous appartiennent pas forcément et qui ne sont dès lors pas choisis, mais subis). Par ailleurs, et c’est notre thème de recherche via une éducation joyeuse : la joie doit toujours être notre boussole.

  • Empathie et culture émotionnelle


Il est important d’encourager une culture de l’intelligence émotionnelle, avec moi-même, en tant que parent, mais aussi avec mes enfants. Je peux d’abord faire ce travail personnellement ; être clair quant à mes émotions et mes besoins, exprimer mes demandes, et poser des questions à mes enfants : « comment te sens-tu ? » est un début. J’écoute activement : ainsi, je suis relié à moi-même et aux autres, dans le moment présent. Il est tout à fait envisageable de pratiquer cette « hygiène de vie » émotionnelle au quotidien, tout comme nous prenons la peine de nous brosser les dents le soir.
Michel Claeys Bouuaert, qui a consacré plusieurs ouvrages à l’éducation émotionnelle (Ed. Le souffle d’or) propose par ailleurs sur son site un guide pratique pour éducateurs et enseignants comprenant des exercices à mettre en pratique avec les plus jeunes[1].

L’empathie est à mon sens fortement liée à cette activité et valorisation de l’intelligence du cœur. Elle relève d’un savoir-être, c’est à dire d’une qualité d’être en processus qui se « travaille » tout au long de la vie. Et parce que nous ne vivons pas (encore) dans une culture de la paix et de la non-violence, il nous faudra sans doute faire un cheminement pour nous défaire de nos conditionnements non-bienveillants, voire violents.
Je précise qu’il ne s’agit pas non plus d’aller vers un autre extrême ; nous ne devons pas quitter la condition de bourreau pour celle de la victime (ou l’inverse) ; de toute évidence, ces deux polarités étant immanquablement liées, nous allons généralement de l’une à l’autre, comme s’il s’agissait des deux faces d’une même pièce. Il s’agit au contraire de quitter ces états et d’adopter une posture de responsabilité.

L’empathie ne signifie pas non plus prendre la responsabilité des émotions ou des besoins de l’autre : elle se met à l’écoute, mais ne se substitue pas ; elle accompagne, sans intrusion, et laisse l’autre libre de lui-même, et donc pleinement responsable. Là réside le respect : de soi et de l’autre, et donc l’empathie.

  • Empathie et responsabilisation


Concrètement, il apparaît clairement que nos enfants ont tendance à reproduire nos propres schémas non résolus. La manière la plus pertinente d’encourager l’empathie chez un enfant est de la pratiquer soi-même et avec eux, au quotidien – car nous savons qu’un discours, même répété, ne laisse que peu de traces. Par ailleurs, nous pouvons encourager et nourrir des valeurs positives à travers des lectures inspirantes par exemple (voir ci-dessous).

Il est vraisemblable qu’une éducation bienveillante et consciente (parentage) encourage tout naturellement l’empathie et l’intelligence émotionnelle des enfants. A l’inverse, ce sont au contraire les blessures d’enfance qui engendrent manque d’empathie, narcissisme, fausses croyances limitantes et autres conséquences : si je ne suis pas guéri d’un manque ou d’une souffrance que j’ai vécus, je chercherai à le combler d’une manière ou d’une autre, tout au long de mon existence. La vie et ses expériences sont une constante invitation à guérir, apprendre, grandir en conscience ; s'éduquer, c'est se libérer et se responsabiliser. 

  • Lectures conseillées


Lectures pour les parents :
Michel Claeys Bouuaert, Pratique de l'éducation émotionnelle : Une approche ludique, 2004, Ed. Le Souffle d'Or
Jean-Philippe Faure, Céline Girardet, L’empathie, le pouvoir de l’accueil, 2003, Ed. Jouvence
Jean-Philippe Faure, Eduquer sans punitions ni récompenses, 2005, Ed. Jouvence
Isabelle Filliozat, Au coeur des émotions de l'enfant, 2013, Ed. Marabout
- Que se passe t-il en moi ? 2013, Ed. Marabout

Lecture pour les enfants :

Julie Belaval, Carla Manea (illustrations), Le temps des émotions, 2013, Ed. Rue des enfants, à partir de 4 ans.


Gilles Diederichs, Gestion des émotions - 35 activités pour aider votre enfant à mieux vivre les émotions, 2014, Ed. MANGO


Dharmachari Nagaraja, Histoires d'ailleurs : Petits contes de sagesse bouddhiste pour aider votre enfant à vivre dans l'harmonie, 2014, Ed. Le Courrier du Livre


Michel Piquemal, Philippe Lagautrière, Les philo-fables pour vivre ensemble, 2009, Ed. Albin Michel Jeunesse

David Sander, Sophie Schwartz et Clotilde Perrin (illustrations), Au coeur des émotions, 2010, Ed. le Pommier





[1] PDF disponible à l’adresse suivante, exercice d’empathie p .71 : http://www.education-emotionnelle.com/wp-content/uploads/2012/08/education-emotionnelle-jeunes.pdf

mercredi 19 novembre 2014

Le sommeil des enfants (et des parents)

Bernardino Luini, Le Sommeil de l'Enfant Jésus (détail)
La question du sommeil des enfants est un sujet qui revient très régulièrement dans les discussions. Un sujet épineux s'il en est, autour duquel entrent parfois en compétition besoins des parents et des enfants. Chaque enfant est unique et a son rythme, chaque famille est unique aussi et devra trouver son équilibre. Il est possible que ce cheminement prenne du temps ; il faudra donc faire preuve de patience. J'ai pu remarquer que les situations les plus difficiles - où le moment du coucher est devenu synonyme de hurlements, de colère et de pleurs - sont celles où l'on a essayé de forcer les rythmes de chacun, sans prendre le temps d'écouter les demandes. Il est vrai aussi que le soir, nombre de parents sont fatigués, moins disponibles et que leur besoin de sommeil se fait également ressentir. 

  • Les besoins de chacun
Le soir, il arrive parfois que nos enfants soient un peu trop excités alors que nous souhaiterions un peu de calme. Il est possible qu'il s'agisse de la décharge d'un trop-plein d'énergie physique ou émotionnelle. C'est donc tout à fait naturel et sain. Souvenons-nous que les enfants scolarisés passent une grande partie de la journée enfermés et assis, et que parfois, un petit événement (anodin à nos yeux) ont pu les perturber émotionnellement. 
Dans ce cas, il peut être intéressant de proposer par exemple une promenade ou encore un jeu de bataille sur le lit, pour se défouler, et rire! De plus, le rire va permettre de déjouer les tensions accumulées dans la journée. Parfois un bon bain fera des merveilles : il est parfois plus intéressant de prendre ce temps supplémentaire, car il amènera plus de détente, de calme. Il faudra également éviter le sucre le soir, et bien aérer la chambre avant le coucher. 


Le temps du coucher arrivant, certains enfants expriment aussi, d'une façon que les adultes ne comprennent pas toujours, des peurs, des angoisses ou encore de l'anxiété. L'enfant peut avoir peur d'être séparé de ses parents (ou l'inverse), de faire des cauchemars ou que quelque chose se cache dans la chambre. Il est essentiel de se mettre à l'écoute des peurs, de rassurer son enfant. Aussi irrationnelle semble être cette peur aux yeux de l'adulte, elle est toujours légitime et vécue pleinement, avec intensité même. Un accompagnement bienveillant sera mille fois plus efficace que la négation des peurs ; l'enfant entend dans ce dernier cas que son sentiment n'est pas écouté, qu'il n'est pas légitime. 
Je suis convaincue que laisser hurler son enfant est un aveu d'échec pour tous, et jamais une solution : il finira certainement par s'habituer à ne pas être entendu, et arrêtera de pleurer, mais à quel prix? Dans ce cas aussi, il apprendra à refouler et/ou à nier ses émotions.
Outre l'écoute active et une communication non violente, sans jugement aucun, l'ambiance se voudra rassurante, positive. Les élixirs floraux pourront aider certains enfants, notamment les complexes dédiés au sommeil ou aux peurs. 
Dans tous les cas, vous n'êtes pas en pouvoir d'effacer les peurs de votre enfant; mais de les écouter, de les comprendre dans une certaine mesure, et de l'accompagner dans l'apprentissage de la gestion de ses peurs. 

En tant que parents, nous devons aussi porter attention à nos propres besoins : physiques (calme, sommeil), mais aussi émotionnels. Si nous devons parfois les aménager parce que nous avons la responsabilité d'enfants, en aucun cas, nous ne devons nous oublier. Comment est-ce que, en tant que personne, je prends soin de moi et de mes besoins? 
Si je ne prends pas bien soin de moi, je serai moins à l'écoute et moins bienveillant avec mes enfants. Au contraire, si je prends soin de moi, que je suis reposé(e), non seulement j'offre un exemple sain à  mes enfants, et de plus, j'ai beaucoup plus d'énergie à leur consacrer. J'exprime donc mes besoins à l'aide de la CNV : "J'ai eu une longue journée, ce soir, je suis fatigué, j'ai besoin de calme." Mes phrases expriment mes besoins, mes ressentis, et ne sont en aucun cas des jugements de l'autre: "tu es trop bruyant".
Finalement, les "problèmes" de sommeil des enfants posent toujours la question de la gestion du sommeil des parents.

  • Rassurer, accompagner en douceur

Je pense que l'ambiance du soir a quelque chose de rassurant et de précieux. Le soir, à heure plus ou moins régulière, est un moment de transition vers la nuit. On prendra soin de couper les écrans, de mettre par exemple une musique douce, classique ou relaxante. Ou même de proposer quelques exercices de relaxation, de respiration, ou de méditation. Les lumières seront tamisées. Lire une histoire ou un conte d'une voix douce est un moment réconfortant pour l'enfant, agréable pour tous. On peut aussi chantonner des berceuses, faire des câlins, dire des mots doux, - il est important de terminer la journée sur des mots positifs. Par exemple, remercier son enfant pour tel moment dans la journée, lui dire combien on a apprécié ceci, etc. 
Tout cela crée une routine réconfortante, qui a force d'être appliquée, sera pleinement intégrée dans le quotidien. A chaque famille de trouver sa routine, avec les éléments qui lui conviennent. 

  • Efficacité ou épanouissement?
Nous ne sommes pas ici dans une logique d'efficacité et de résultats immédiats, pour la bonne raison que les enfants ne répondent pas à cela. Ce ne sont pas des ordinateurs dans lesquels vous allez intégrer tel logiciel pour qu'ils soient en mesure de faire ceci ou cela. Les "outils" souvent proposés sur certains sites peuvent avoir une certaine efficacité, certes, mais aucun n'est infaillible. Il n'y a pas de solution magique... On peut les utiliser, bien sûr, mais à la condition de ne pas oublier que l'essentiel pour l'enfant, c'est d'être écouté, entendu, et de répondre à ses besoins (dans la mesure du possible, selon la situation bien sûr). Même si vous avez l'impression que cela ne marche pas d'emblée, ne vous découragez pas. Parce qu'en mettant en place cette écoute bienveillante, vous lui apprenez également à formuler et à répondre à ses besoins, mais aussi à se responsabiliser face à ceux-ci. C'est un cheminement vers l'épanouissement et l'autonomie. Patience donc, car chaque enfant a son rythme. En grandissant, ses besoins évoluant, il sera en mesure de les communiquer et de les respecter. Un enfant plus grand par exemple pourra lire tranquillement dans sa chambre le soir. 

  • Une histoire de confiance
En tant que parent, vous savez déjà tout ce qu'il y a à savoir. Nous parlons ici de l'intelligence du coeur! Au lieu d'ajouter de la théorie, je crois que pour beaucoup d'entre nous, il faudra la déconstruire pour revenir au bon sens: écoutez nos enfants. Ils nous guideront parfaitement. Faites-leur confiance, faites-vous confiance! Vous n'êtes pas parfaits, mais vous êtes le parent parfait de votre enfant, c'est à dire le parent aimant de votre enfant. 

  • Quelques livres autour du sommeil
Pour les enfants, je conseille quelques ouvrages autour du sommeil. Introduire un sujet par les livres peut amener l'enfant à mieux comprendre celui-ci.



Jeanne Ashbé, La nuit, on dort ! 2004, Ed. L'École des Loisirs
"C'est l'histoire d'un petit bonhomme qui, chaque nuit, empêchait ses parents de dormir sur leurs deux oreilles."


Kazuo Iwamura, La famille souris se couche, 2001, Ed. L'Ecole des loisirs
"Après le dîner, les quatorze souris se racontent leur journée. Ensuite, les enfants se préparent à se mettre au lit. Après les histoires viennent les berceuses. Par la fenêtre, la lune, silencieuse, veille sur les souris. Retrouvez les aventures de la Famille Souris dans les 10 autres albums parus à l'école des loisirs!"


Marie-Aline Bawin, Tom ne veut pas dormir, 2012, Ed. Mango Jeunesse
"Ce soir, Tom ne veut pas dormir. Pour gagner du temps, tous les moyens sont bons : faire un très long câlin à Papa, réclamer un verre d'eau, une histoire, un baiser... jusqu'à ce que Maman se fâche. Que va bien pouvoir faire Tom, tout seul dans sa chambre ?"


Claire Masurel, Marie H. Henry, Bonne nuit !, 1993, Ed. L'Ecole des loisirs
"C'est l'heure d'aller au lit, Juliette rassemble tous ses amis. Ce n'est pas facile: son lapin se promène, son canard prend un bain, et sa poupée croit que c'est l'heure des histoires !"


Jonathan Allen, Je n'ai pas sommeil ! 2014, Ed. GRUND
"Bébé Hibou en a assez que ses amis de la forêt lui disent qu’il a l’air fatigué.  Il a beau répéter qu'il n’a pas sommeil, personne ne veut le croire. Pourtant il ne tardera pas à s’écrouler dans les bras de papa. Dans cet album cartonné aux illustrations drôles et tendres, les petits  se retrouveront lorsqu’il est l’heure d’aller au lit !"


Pour les parents, je conseillerai des ouvrages qui vous guideront vers la confiance en vous. Des basiques, qui ne sont pas forcément en lien avec le sommeil pour tous, mais qui font sens dans la démarche globale de l'accompagnement bienveillant. 



Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, Partager le sommeil de son enfant, 2005, Editions Jouvence


Isabelle Filliozat, Au coeur des émotions de l'enfant, 2013, Ed. Marabout

Carlos Gonzales, Serre-moi fort: Comment élever ses enfants avec amour, 2013, Ed. du Hêtre
Elizabeth Pantley, Un sommeil paisible et sans pleurs, 2005, Ed. AdA
Marshall Rosenberg, Elever nos enfants avec bienveillance : L'approche de la communication non violente, 2007, Editions Jouvence
William Sears, Etre parent le jour et la nuit aussi, 1992, Ed. internationales la Leche
Marie Thirion, Le sommeil, le rêve et l'enfant, 2011, Editions Albin Michel

Mais aussi :


Eline Snel, Calme et attentif comme une grenouille + CD, 2012, Ed. Les Arènes

Rebecca Whitford, Le yoga des petits pour bien dormir, 2006, Ed. Gallimard Jeunesse

jeudi 28 mars 2013

Les bébés dorlotés font des adultes moins stressés


L'affection maternelle débordante offerte aux bébés âgés de quelques mois les rend mieux à même d'affronter les problèmes de la vie quand ils sont adultes. C'est ce que révèle une étude américaine publiée mardi dans le Journal d'épidémiologie et de santé communautaire.
Pour cette étude menée auprès de 482 personnes dans l'État du Rhode Island, les chercheurs ont comparé des données sur la relation de bébés de huit mois avec leur mère, et leur fonctionnement émotionnel, mesuré par des tests, à l'âge de 34 ans, dans les années 90.
Ils voulaient ainsi vérifier la notion admise que des liens affectifs forts dès la petite enfance fournissent une base solide pour rebondir face aux problèmes de la vie. Les études menées jusqu'ici reposaient sur des souvenirs d'enfance et non sur une étude menée dans les premières années de la vie.

Interaction évaluée
La qualité de l'interaction des bébés avec leur mère a été évaluée par un psychologue, qui a noté les réactions d'affection et d'attention de la mère quand le bébé était soumis à des tests de développement, et sa réaction à sa performance. Le classement - datant des années 60 - allait de "négatives" à "excessives", en passant par "chaleureuses".

Dans près d'un cas sur dix, le psychologue a noté un bas niveau d'affection maternelle vis-à-vis du bébé. Dans 85% des cas, le niveau d'affection était normal, et élevé dans 6% des cas.

Les personnes ont été testées à l'âge de 34 ans, sur la base d'une liste de symptômes révélateurs d'anxiété et d'hostilité et plus globalement de mal-être.

Quel que soit le milieu social, il a été constaté que ceux à qui les mères avaient manifesté beaucoup d'affection quand ils avaient huit mois avaient les niveaux d'anxiété, d'hostilité et de mal-être les plus bas. La différence était de sept points pour l'anxiété par rapport aux autres, de plus de trois points pour l'hostilité et de cinq points pour le mal être.

Influence des expériences précoces
Curieusement, il n'y avait pas de différence entre les enfants ayant reçu un niveau d'affection bas et ceux ayant reçu un niveau normal. Cela pourrait notamment s'expliquer, selon les chercheurs, par l'absence d'interactions vraiment négatives dans l'échantillon observé.

Selon eux, cela confirme que les expériences même les plus précoces peuvent influer sur la vie adulte. Les mémoires biologiques construites tôt peuvent "produire des vulnérabilités latentes", indique l'étude.

Les chercheurs estiment de ce fait qu'il conviendrait, pour être efficace, de viser des âges beaucoup plus précoces dans les interventions menées pour le bien-être des enfants, afin de "prévenir 'l'impression d'expériences négatives".

Source: ATS. Via Le Coin Bio

mardi 22 janvier 2013

Charles Caouette: des êtres humains autonomes, libres, conscients et engagés, responsables de leur vie



Écrit par: Michel Mougenot - Saint Jérôme (Québec), décembre 2003 -  Source : Harmonie Terre

« Charles Caouette, avant tout grand humaniste, est professeur en psychologie de l'éducation à l'Université de Montréal. Conférencier très recherché, il est reconnu internationalement pour ses travaux et ses positions sur l'enfance inadaptée, le décrochage, l'éducation en milieu défavorisé et, enfin, le mouvement alternatif en éducation. En 1974, il fondait l'école alternative Jonathan, pionnière des écoles publiques alternatives au Québec. »

De plus en plus de parents et d'enseignants se questionnent sur les enjeux et le devenir de l'éducation. En quoi le système éducatif alternatif saura répondre plus adéquatement aux besoins et aux aspirations des familles qui ont choisi cette voie plutôt que le circuit traditionnel ?

C'est sur ce thème qu'est intervenu Charles Caouette à la Fourmilière samedi 26 novembre 2003 en matinée, au cours d'une conférence unanimement appréciée par l'assistance. Avec beaucoup d'humour, il a su captiver son auditoire et a confirmé sa réputation de grand conférencier en s'aidant d'une estrade pour compenser sa modeste taille.

Soulignant d'entrée les besoins de réalisation psychologique de chaque individu : trouver et donner un sens à sa vie, rechercher un sentiment profond et stable d'unité intérieure, se sentir en relation et en harmonie avec les autres hommes, il précise que l'école, loin de répondre à ces besoins de transcendance (ce qui devrait pourtant être sa vocation) les occultent et pousse plutôt les jeunes soit au décrochage, soit à la résignation. Rapports artificiels d'individualisme, de compétition, voire d'intolérance relative, exclusion, marginalisation... Ce manque de vision globale dont l'école fait preuve, traduit une philosophie incohérente et une absence de regard critique sur les bouleversements actuels de la société, ce qui entraîne des réponses inadéquates aux défis auxquels elle est confrontée.

Le Québec détient le triste record des pays développés de suicide chez les jeunes, le taux alarmant de décrochage scolaire (50% d'abandon avant le sec.V, 30% du personnel enseignant frappé de découragement) remettent particulièrement le système pédagogique actuel en cause, car il s'appuie sur l'uniformisation de l'éducation, l'indifférenciation des individus et créé un fort sentiment d'anonymat et de dépersonnalisation chez les jeunes.

Le type d'évaluation actuel des élèves, tel qu'il est appliqué dans les établissements publics traditionnels, entretient l'illusion que le contenu est acquit durablement, alors qu'il est largement reconnu que ces connaissances sont fixées très peu de temps dans la mémoire à court terme des élèves, avant d'être oubliées rapidement en grande partie.

Il faudrait, pour qu'une pédagogie appliquée soit efficace, que les enseignants s'adaptent aux cycles naturels d'apprentissage des enfants et non l'inverse qui consiste actuellement à essayer de programmer, de formater les enfants en leurs imposant une discipline d'apprentissage contraignante, un environnement inadapté à leurs besoins qui étouffe leur créativité et leur spontanéité. Mais, pour les enseignants, c'est peut être déconcertant, voire déstabilisant de remettre leurs pratiques et leurs certitudes en cause, d'accepter d'introduire une part d'improvisation, de lâcher prise pour leur permettre d'observer les enfants plutôt que les diriger, car ce processus ne suit pas forcément la logique linéaire et rigide du programme scolaire établi, ni du mode d'évaluation du système pédagogique classique, c'est une des raisons principales qui font que le statu quo est si durable face aux causes du problème qui sont pourtant clairement identifiées.

Pour le conférencier, la multiplication des réformes ne fait que tranquilliser le législateur sans pour autant s'attaquer à l'essentiel du problème : c'est à l'application de nouvelles valeurs, de nouvelles attitudes que l'école et plus particulièrement le système éducatif doit s'attacher à instaurer et promouvoir.

Se servant de la parabole des dominos, selon laquelle il suffit de mettre la première pièce en mouvement pour que les autres enchaînent l'action, le conférencier estime que les Êtres humains doivent se relever, se tenir debout, chaque effort sera important et nécessaire afin de faire évoluer la situation

La mission de l'éducation devrait être consacrée à la formation d'être humains autonomes, libres, conscients et engagés, responsables de leur vie et non pas seulement orientée vers les seuls besoins immédiats de l'industrie et du marché de l'emploi, comme c'est trop souvent le cas, malheureusement. Et ce désir de vouloir changer la société pour un monde meilleur n'est pas plus du domaine de l'utopie, que la volonté de vouloir conserver celle-ci dans l'état actuel de crainte, d'injustice qui gouverne les relations entre les humains !

Dans le monde, beaucoup de jeunes se cherchent une mission, ce qui peut amener ceux-ci à s'investir dans des causes parfois extrêmes. Les adolescents ressentent avec une intensité particulière ce sentiment et souvent, leurs révoltes constituent l'expression d'un puissant désir de participer à la construction de leur société. Cette manière de s'affirmer témoigne de leur besoin de communiquer coûte que coûte, de prendre la place qui doit leur être réservée. C'est dans un tel contexte de carences d'idéaux, de manque de projets de société, que s'insère le quotidien des jeunes générations actuelles, aggravé par un certain fatalisme cynique ambiant, de plus en plus astreint à la logique implacable de la rentabilité immédiate.

Dans ce domaine, l'école alternative représente la réponse idéale. Elle s'adapte avec beaucoup plus de souplesse au contexte éducatif elle personnalise l'intervention en étant davantage centrée sur l'enfant, elle favorise l'initiative et la créativité, suscite la motivation intrinsèque et l'intégration des savoirs.

Les écoles alternatives favorisent l'autonomie tout en soulignant les responsabilités individuelles et collectives de l'élève au sein de la communauté et le prépare à la nécessité de cohérence et de planification qui doit caractériser ses actions. Le but ultime de leur mandat n'est pas seulement de faire de nos enfants des consommateurs satisfaits et quelques peu silencieux du système dans un proche avenir, mais au contraire de devenir les bâtisseurs d'une nouvelle société, celle-là même qui saura s'approprier le pouvoir collectif qu'il est urgent d'exercer ici et maintenant, sans plus attendre.

Les écoles alternatives qui sont intégrées au système public d'éducation ne doivent pas se fondre dans l'ensemble, mais au contraire cultiver leurs différences : en entretenant leur caractère spécifique elles se doivent, au contraire, d'être dérangeantes afin de susciter le questionnement et la prise de conscience à tous les niveaux du système pédagogique.

Il est sans doute pertinent de se questionner sur la nature de nos relations avec nos enfants et sur les priorités des besoins communs favorables à une croissance harmonieuse : l'absence de relations significatives entre jeunes et adultes et entre adultes eux-mêmes, la poursuite effrénée du bien être matériel responsable de l'éclatement d'une certaine stabilité de la cellule familiale n'a t'elle pas lentement provoqué une carence de communication et une dangereuse perte de contact affectif ?

Il est de l'intérêt des adultes de prendre en charge leur destinée et de ne plus laisser les autres individus prendre les décisions à leur place (M. Caouette a cité les taux préoccupants de participation aux dernières élections scolaires) il est d'autant plus urgent pour les parents responsables de montrer l'exemple d'adultes cohérents, critiques, attentifs et toujours prêts à s'investir pour une bonne cause dans la société, dans le domaine communautaire ou humanitaire.

En résumé, pour responsabiliser un enfant, il faut lui laisser une réelle autonomie, en lui permettant d'expérimenter et de maîtriser les responsabilités, les droits et les devoirs qu'implique cette autonomie. L'ouverture aux autres cultures et société, l'implication pour la solidarité la justice et la paix dans le monde sont des idéaux que devrait soutenir l'école, et à plus forte raison les établissements alternatifs qui se doivent d'être les pionniers de toutes initiatives dans ce domaine... Nous avons, nous adultes, la responsabilité d'engagement et d'exemple à suivre !

Comme le dit Charles Caouette, ne nous privons pas d'un geste en pensant qu'il sera trop dérisoire pour être significatif ; pensons au domino et rêvons d'être ceux par qui viendra le changement.

Charles Caouette est l'auteur de « Si on parlait d'éducation. Pour un nouveau projet de société» (Montréal, VLB Éditeur, 1992.), et « Éduquer pour la vie !» Montréal, Éditions Écosociété, 1997, 171p.

mardi 15 janvier 2013

La ferme école du village des Plateaux



Le Village des Plateaux est une structure d’accueil d’enfants en difficulté scolaire. Sa fondatrice, Christine Paturel, était auparavant enseignante et directrice d’école dans l’Enseignement catholique. Elle a décidé, à l’âge de la retraite, d’accueillir avec son mari des enfants en difficulté scolaire. Depuis 2001, elle a fait de leur domicile une maison d’accueil. C’est une école hors contrat, sous forme associative, qui fonctionne grâce à une quarantaine de personnes bénévoles. L’objectif est de permettre à des enfants, perturbés psychologiquement et affectivement, de trouver un équilibre qui leur permette de réintégrer un cursus scolaire normal. Cette école accueille actuellement 24 enfants : 10 en primaire, 12 en collège et 2 en terminale. Depuis sa création, cette école a ainsi assuré la réinsertion de plus de 90 enfants.
Une interview de Christine Paturel, fondatrice de cette ferme école pour le blog de la Liberté Scolaire.

Le blog de la liberté scolaire : Voilà 10 ans que vous avez fondé le village des plateaux. Quel était votre souhait alors que vous quittiez une vie professionnelle de directrice d’école de l’Enseignement catholique sous contrat ?
Christine Paturel : J’ai tellement vu dans ma carrière de jeunes ayant des capacités intellectuelles, mis à l’écart ou orientés dans des institutions spécialisées, telles que les IME ou IMP, tout simplement parce que le système scolaire qui leur était proposé ne leur convenait pas ! L’on a vite fait de poser des jugements ou de mettre des étiquettes sur des enfants en échec scolaire qui ne correspondent pas à la norme ou ne sont pas sur des rails. J’ai tellement souffert de cet état que j’avais dit que lorsque je serais à la retraite, je monterai une structure qui permettrait à des jeunes de reprendre confiance en eux et en m’adaptant à eux et non eux à moi. Et c’est ce que nous avons fait avec mon mari en ouvrant notre maison et en accueillant des jeunes en échec scolaire. Depuis 10 ans, 94 jeunes sont repartis vers un avenir serein. Nous avons surtout accueilli des jeunes de familles peu aisées et qui ne savaient pas ce que voulait dire « aimer ».

Vous avez su mobiliser de nombreux bénévoles autour de vous. Beaucoup d’entre eux apportent non seulement leur bonne volonté mais aussi des compétences éducatives. Comment avez-vous constitué cette équipe éducative ?
Je crois que pour motiver des personnes à venir partager un projet comme le nôtre, il faut rester soi-même, être simple, et surtout être authentique. Il faut croire à ce que l’on fait et aimer partager. Avoir beaucoup d’enthousiasme, être avec les personnes, montrer l’exemple, dynamiser son équipe, leur faire confiance, leur dire et leur montrer qu’on a besoin d’eux. Les gens ne se trompent pas sur les intentions de celui qui demande. On est heureux quand on vient vous demander quelque chose, on est heureux que l’on ait besoin de nous, c’est valorisant. Ainsi, petit à petit, nous avons eu beaucoup de bénévoles et pu constituer une équipe.

Vous « remettez sur les rails » les enfants qui vous sont confiés. Sur quelle pédagogie originale vous appuyez-vous ?
Nous n’avons pas une pédagogie très originale mais nous essayons surtout de connaître chacun et de nous adapter à lui. Nous pratiquons beaucoup la « pédagogie de la réussite, encourageant le jeune dans tout ce qu’il fait, en lui donnant la possibilité de se tromper, en croyant en lui, en valorisant ses réussites, en créant un climat de confiance, de chaleur, de joie, de patience, en reconnaissant l’enfant tel qu’il est, en favorisant sa créativité, en s’adaptant à son rythme, en pratiquant des activités transversales : musique, théâtre, jardinage, élevage, peinture, cuisine, couture, sport.
En réalité, pour aider les jeunes à sortir de leur échec, nous n’avons pas de recette mais nous avons une clé, la seule capable d’ouvrir toutes les portes, c’est la clé de l’Amour, non l’amour qui vient de nous mais l’Amour qui coule en nous, l’Amour par lequel nous existons. C’est la seule clé qui permet de dépasser leurs peurs et leurs échecs. Les programmes pédagogiques sont les mêmes que ceux de l’Education Nationale mais ils sont transversaux et investissent les jeunes dans la découverte des cycles du vivant. Ils leur enseignent que tout est relié. Nous nous inspirons de Freinet, Montessori, Lagaranderie mais tout est personnalisé en fonction de chacun.

Vous venez d’inaugurer la « ferme école du Village des plateaux ». Pourquoi cette dénomination ?
Avant tout, le village des Plateaux voudrait être un village solidaire où jeunes et ainés se côtoient et s’apportent mutuellement. Et pour poursuivre le projet, ça serait un quartier pour les ainés, un quartier pour les adultes eux aussi blessés par la vie.
Pourquoi la « ferme école » ? Nous pensons que la ferme est un lieu d’ancrage privilégié avec la réalité. Replacer au cœur d’un lieu vivant les apprentissages théoriques et pratiques offre aux jeunes de s’épanouir pleinement. La ferme propose le développement en parallèle « de la tête, des mains et du cœur ». Des ateliers quotidiens permettent l’acquisition de compétences manuelles et artisanales qui contribuent efficacement au développement du cerveau. Puis, c’est dans la participation à un projet que le jeune apprend à être responsable. Et, investir le jeune de responsabilités est le seul moyen de lui redonner le sens de l’effort. Outre la confiance en soi, la présence d’animaux apprend aux jeunes à gérer ses émotions. L’animal est le point d’appui idéal pour établir un nouveau mode de relation avec l’adulte.
A travers une pédagogie active fondée sur la confiance en lien avec la nature, les jeunes se reconstruisent. Et c’est bien l’école de la vie, une vie d’école au sein d’une ferme.

Le site de la ferme école : http://villagedesplateaux.voila.net

Le jardin potager du Village des Plateaux

vendredi 28 décembre 2012

Il faut apprendre aux jeunes...


"Il faut apprendre aux jeunes à vivre, à contempler les fleurs, les arbres, les animaux, les oiseaux, les astres... Et tous ces êtres humains qui les entourent, qui sont comme eux et qui voyagent avec eux. Il faut leur apprendre à s'émerveiller, à méditer, à maîtriser les moyens d'expression et de communication, à développer leurs ressources, à découvrir la culture, leur culture, et à y contribuer. Il faut leur apprendre à danser, à rire, à chanter, à se dire par la poésie et la créativité ; leur apprendre à s'aimer, à se respecter, à réaliser que chacun d'eux et unique et irremplaçable. Il faut leur apprendre à créer entre eux des rapports de respect, de coopération, d'amitié et de tendresse. Il faut, bien sûr, les aider à acquérir et à intégrer le plus de connaissances possible pour mieux comprendre et respecter la beauté, l'équilibre et l'harmonie de l'univers qui les entoure. Et il faut les aider à mettre leur savoir au service d'une vie meilleure."

Charles E. Caouette, Eduquer. Pour la vie! 

dimanche 25 novembre 2012

Fleurs de Bach pour les enfants



La Fleur de Bach est particulièrement efficace sur les enfants, y compris sur les bébés. Les parents s’épargneraient et épargneraient à leurs enfants de nombreux désagréments s’ils avaient le «réflexe Fleur de Bach» quand ils remarquent que leur enfant n’est pas «dans son assiette».

La naissance et la Fleur de bach

La Fleur de Bach soulagera le traumatisme de la naissance tant pour le nouveau-né que pour sa mère. A la naissance, il y a un lien très fort entre la mère et son enfant, ainsi le bébé et sa mère auraient souvent besoin de la même Fleur de Bach. La Fleur de Bach est aussi utile pour faire face aux petits problèmes comme les coliques, les irritations de peau, les crises de larmes.

L’intuition et la Fleur de Bach

Les jeunes enfants sont très intuitifs, en effet, la société ne les a pas encore conditionnés à ignorer leur voix intérieure, ils sont donc souvent capables de choisir les remèdes dont ils ont besoin. L’emploi des cartes des élixirs floraux est une autre façon de permettre aux enfants comme aux adultes de choisir de manière intuitive la Fleur de Bach qui leur convient.

Les problèmes familiaux et la Fleur de bach

Même s’il leur arrive de ne pas le montrer, les enfants sont extrêmement sensibles à l’ambiance familiale. Si votre famille traverse une période difficile (divorce, chômage, deuil, problèmes financiers) ne présumez pas que vos enfants n’en sont pas affectés ! Déterminer la Fleur de Bach qui leur convient vous donnera une idée de la façon dont ils intériorisent leur environnement familial. L’emploi d’une Fleur de Bach leur permettra de clarifier leurs émotions et vous pourrez les aider ainsi à éviter des problèmes tels que la peur, l’insécurité, le manque de confiance en soi, les troubles d’alimentation.

Les adolescents et la Fleur de bach

L’adolescence est une phase transitoire difficile et la Fleur de Bach peut avoir un profond impact sur les enfants durant cette période. Elle favorisera le développement des capacités de communication, la sociabilité, la stabilité émotionnelle, l’acceptation de soi. Elle convient remarquablement bien aux changements d’humeur et à la maussaderie générale qui sont si caractéristiques de l’adolescence. Si les parents les prennent également, les Fleurs de Bach les aideront à comprendre et à encourager leurs enfants autant qu’à les éclairer eux-mêmes sur leur propre comportement.

L’école, les examens et la Fleur de Bach

La Fleur de Bach peut aider les enfants dans leur travail scolaire et pendant leurs examens. Elle augmente leur concentration et leur capacité à fixer leur attention, elle améliore leur confiance en eux et les protègent de l’ambiance stressante des périodes d’examens.
 

D'autres aspects de l'enfance (pipi au lit, maltraitance, autisme, dépression, TDAH) sur le site Conseil Fleurs de Bach

vendredi 24 août 2012

Stella et le cercle des femmes (livre)



Alliant avec simplicité poésie, apports théoriques, conseils pratiques et histoire romancée, ce livre s’adresse à toutes les adolescentes et à leur mère, ainsi qu’à tous ceux qui accompagnent des adolescentes. 
Illustration de la couverture minasmoke.com


Stella vient d'avoir ses règles et se rend dans la yourte des femmes. Accueillie par Mawani, elle écoute l'histoire des femmes et découvre tout le mystère des cycles féminins. Guidée par trois femmes dans l'antre de la Terre, elle vit une aventure inoubliable dont elle sort métamorphosée. Ce roman initiatique pour adolescentes apporte un autre éclairage sur le cycle féminin : il lui donne un sens qui invite à le vivre pleinement et en conscience. Ce cycle nous parle de la vie et de la mort, il nous accorde aux saisons, il anime notre quotidien. Il s'agit également d'une proposition à célébrer ce passage si délicat de l'arrivée des premières règles afin de lui redonner sa juste place et sa pleine importance: c'est le passage de la chrysalide au papillon. Alliant avec simplicité, poésie, apports théoriques, conseils pratiques et histoire romancée, il s'adresse à toutes les adolescentes et à leur mère, ainsi qu'à tous ceux qui les accompagnent.

Maïtie Trélaün est Coach en Féminitude, danseuse, sage-femme: elle accompagne les femmes à enfanter de leur enfant intérieur et à harmoniser leur Masculin-Féminin; elle propose des rituels pour les principaux passages de la vie (de la naissance terrestre à la naissance au Ciel). Elle est auteure de "J'accouche bientôt et j'ai peur de la douleur" ainsi que "Se préparer en couple à l'accouchement" (Editions Le Souffle d'Or!)

Maïté Trélaün, Stella et le cercle des femmes : Rituel de passage d’une adolescente. 2011. Ed. le Souffle d’Or. 9,13€

jeudi 12 juillet 2012

L'eurythmie, art nouveau



L'eurythmie est un nouvel art du mouvement créé au début du XXème siècle. Pratiquement inconnu dans les pays francophones, il est pratiqué de plus en plus largement en Allemagne, Hollande, Suède, Norvège et dans toutes les régions du monde ou la pédagogie Waldorf et le mouvement anthroposophique ont pris une place vivante et significative dans la culture.
Cette discipline à pris plusieurs formes : l'eurythmie pédagogique, l'eurythmie de scène et l'eurythmie thérapeutique. Dans ces trois domaines, elle à déjà donné des preuves du rôle important qu'elle peut jouer dans le cadre des activités bienfaisantes et réparatrices face aux excès d'une civilisation actuelle où l'humain s'éloigne de plus en plus de l'humain.
  
Extrait de "L'enfant en mouvement" de Sylvia Bardt (2011, Ed. Triades)

Rudolf Steiner ne rattachait l'eurythmie à aucune forme de danse existante. On pourrait situer l'une de ses sources dans la danse sacrée des temples grecs, bien que l'on n'en sache que fort peu de chose aujourd'hui ; l'autre source étant la parole et le chant. Rudolf Steiner décrit le lien entre la parole et l'eurythmie de la façon suivante :
" Pour former un mot, nous imprimons à l'air un certain mouvement en le comprimant. Quiconque perçoit les aspects sensibles et suprasensibles des sons que produit la bouche voit également les formes qui se dessinent à ce moment-là dans l'air ; ce sont aussi les mots ! En reproduisant ces formes, on obtient l'eurythmie, réplique expressive et visible du geste invisible imprimé à l'air par la parole. La pensée pénètre dans ce geste invisible et y produit des ondes, rendant ainsi audible le tout. L'eurythmie est la transposition du geste de l'air en un geste corporel visible et expressif ".

Lorsque nous nous écrions : " Ah ! comme c'est beau ! ", notre âme s'ouvre, elle s'adonne à une forte impression ; la bouche s'ouvre, elle aussi, pour prononcer le A. Quoi de plus naturel alors que d'ouvrir les bras et d'exprimer avec son corps le geste psychique de l'étonnement qui est contenu en lui ! Si nous disons au contraire : " Ah, quelle misère ! ", le A s'ouvre, certes, mais le geste retombe un peu, se referme, de même que dans le larynx il perd de son rayonnement. Dans " Ah ! bon ! " ou " attention " (les exemples en allemand sont : aber, Abwehr), la nuance de retenue qui entoure le son a une autre qualité gestuelle et doit trouver une nouvelle forme d'expression, par exemple dans la main qui s'ouvre vers l'extérieur en formant un angle, le geste recevant ainsi une sorte de support. À chaque son correspond ainsi un geste fondamental susceptible de varier pour épouser les nuances de chaque énoncé. Avec le temps, Rudolf Steiner élabora ainsi le geste correspondant à chaque phonème du langage.

L'eurythmie ne met pas seulement les bras à contribution. Les jambes et les pieds doivent également exécuter des mouvements très différenciés. On " marche " les rythmes, et les positions des pieds les plus variées sont aussi des moyens d'expression, mais avant tout on " marche " dans l'espace des formes qui peuvent être linéaires ou circulaires, individuelles ou collectives, géométriques ou libres et poétiques. Contrairement à ce qui se pratique dans d'autres formes de danse, l'eurythmiste doit presque toujours exécuter les formes face au public. Il en résulte une appréhension de l'espace nouvelle, très différenciée et nécessitant une conscience particulièrement éveillée. L'énoncé acquiert des nuances fondamentalement différentes selon que je " monte " pour ainsi dire dans l'espace arrière, qualitativement spirituel, ou que je " descends " dans l'espace avant, vers le spectateur. Dans l'eurythmie de scène, éclairages et étoffes colorés ajoutent de toutes nouvelles possibilités d'expression en venant souligner et renforcer tant l'atmosphère que le contenu des gestes et des formes exécutées dans l'espace. 

Dans les premiers temps, la musique était cantonnée dans le rôle très secondaire de prélude ou de postlude. Rudolf Steiner lui accorda ensuite une place croissante et jeta les bases de l'eurythmie musicale en donnant une correspondance gestuelle à toutes les lois de la mesure, du rythme, de la mélodie, de l'harmonie, de chaque ton et des intervalles Ainsi, nous avions désormais affaire dans l'eurythmie à un art du mouvement qui réunissait dans un bel ensemble rythmé (ea-rythmos signifiant " beau rythme ") la musique, le langage, la couleur et une plastique cinétique. Elle est un art à part entière, mais se met aussi au service de la pédagogie et de la médecine - l'art de guérir -, se fondant avec elles dans une dimension nouvelle pour réaliser, au sens large du terme, une oeuvre globale.

Source: Eurythmiste.be

vendredi 1 juin 2012

Yoga : body scan



Une technique simple et efficace à apprendre aux enfants...

Allongez-vous sur votre dos avec les jambes décroisées, vos bras à vos côtés, les paumes vers le haut, et les yeux ouverts ou fermés, comme vous le souhaitez.

Concentrez vous sur votre respiration, la façon dont l'air se déplace dans et hors votre corps. Après plusieurs respirations profondes, vous commencez à vous sentir à l'aise et détendu, orientez votre attention vers les orteils de votre pied gauche.

Branchez-vous sur toutes les sensations dans cette partie de votre corps tout en restant conscient de votre respiration.

Il est souvent utile d'imaginer chaque souffle qui coule à l'endroit où vous diriger votre attention. Concentrez-vous sur vos orteils du pied gauche pendant une à deux minutes.

Ensuite, déplacez votre attention à la semelle de votre pied gauche et maintenez-là pendant une minute ou deux, tout en continuant à accorder une attention à votre respiration.

Suivez la même procédure et déplacez votre attention à votre cheville gauche, mollet, genoux, cuisses, hanches et ainsi de suite tout autour du corps.

Prêtez une attention particulière aux zones qui causent des douleurs ou font l'objet d'un état pathologique (pour l'asthme, les poumons, le diabète, le pancréas).

Prêtez une attention particulière à la tête: la mâchoire, du menton, lèvres, langue, le toit de la bouche, les narines, la gorge, les joues, les paupières, les yeux, sourcils, front, les tempes et le cuir chevelu.

Enfin, mettre l'accent sur la partie la plus haute de vos cheveux, la partie supérieure de votre corps. Alors laissez-aller l'organisme, et dans votre esprit, planer au-dessus de vous-même comme si votre respiration allait au-delà de vous et touchait l'univers.

Source: Guide Yoga

jeudi 31 mai 2012

Krishnamurti, De l'éducation (livre)


Krishnamurti, De l'éducation. 2002. Ed. Delachaux & Niestle.
En libre téléchargement sur nous-les-dieux.org



L’éducation occupe une place centrale dans la conception du monde développée par Krishnamurti. Il a parlé, sa vie durant, du rôle de l’éducation conçue comme le moteur du renouveau intérieur, mais aussi du changement social. L’éducation est ainsi la pierre angulaire sur laquelle s’édifiera une société « bonne ».

Krishnamurti a toujours proclamé la responsabilité de l’individu face à l’ordre social : « Le monde, c’est vous. » Il s’ensuit que les actes individuels ont nécessairement une répercussion sur autrui, puisque « ’être, c’est être en relation » ; dans ce sens, il n’y a pas de conscience individuelle mais seulement une conscience humaine collective, ce qui implique que le monde n’est pas une réalité distincte de l’individu.

L’univers intérieur de chacun doit se développer en harmonie avec le monde extérieur au sein duquel il évolue : « C’est la nature profonde de l’individu qui engendrera en définitive une société bonne ou, au contraire, une dégradation progressive des relations humaines ». Toutefois, cette harmonie « est impossible à atteindre si nos regards restent polarisés sur le monde extérieur ».

Pour Krishnamurti, l’éducation doit-elle avoir pour mission de transformer la source qu’est l’individu, tant il est vrai que ce sont « les êtres humains qui créent la société, et non telle ou telle divinité dans les cieux »

Source: Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXXI, n° 2, juin 2001, p. 291-305  ©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2001