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jeudi 28 mars 2013

Les bébés dorlotés font des adultes moins stressés


L'affection maternelle débordante offerte aux bébés âgés de quelques mois les rend mieux à même d'affronter les problèmes de la vie quand ils sont adultes. C'est ce que révèle une étude américaine publiée mardi dans le Journal d'épidémiologie et de santé communautaire.
Pour cette étude menée auprès de 482 personnes dans l'État du Rhode Island, les chercheurs ont comparé des données sur la relation de bébés de huit mois avec leur mère, et leur fonctionnement émotionnel, mesuré par des tests, à l'âge de 34 ans, dans les années 90.
Ils voulaient ainsi vérifier la notion admise que des liens affectifs forts dès la petite enfance fournissent une base solide pour rebondir face aux problèmes de la vie. Les études menées jusqu'ici reposaient sur des souvenirs d'enfance et non sur une étude menée dans les premières années de la vie.

Interaction évaluée
La qualité de l'interaction des bébés avec leur mère a été évaluée par un psychologue, qui a noté les réactions d'affection et d'attention de la mère quand le bébé était soumis à des tests de développement, et sa réaction à sa performance. Le classement - datant des années 60 - allait de "négatives" à "excessives", en passant par "chaleureuses".

Dans près d'un cas sur dix, le psychologue a noté un bas niveau d'affection maternelle vis-à-vis du bébé. Dans 85% des cas, le niveau d'affection était normal, et élevé dans 6% des cas.

Les personnes ont été testées à l'âge de 34 ans, sur la base d'une liste de symptômes révélateurs d'anxiété et d'hostilité et plus globalement de mal-être.

Quel que soit le milieu social, il a été constaté que ceux à qui les mères avaient manifesté beaucoup d'affection quand ils avaient huit mois avaient les niveaux d'anxiété, d'hostilité et de mal-être les plus bas. La différence était de sept points pour l'anxiété par rapport aux autres, de plus de trois points pour l'hostilité et de cinq points pour le mal être.

Influence des expériences précoces
Curieusement, il n'y avait pas de différence entre les enfants ayant reçu un niveau d'affection bas et ceux ayant reçu un niveau normal. Cela pourrait notamment s'expliquer, selon les chercheurs, par l'absence d'interactions vraiment négatives dans l'échantillon observé.

Selon eux, cela confirme que les expériences même les plus précoces peuvent influer sur la vie adulte. Les mémoires biologiques construites tôt peuvent "produire des vulnérabilités latentes", indique l'étude.

Les chercheurs estiment de ce fait qu'il conviendrait, pour être efficace, de viser des âges beaucoup plus précoces dans les interventions menées pour le bien-être des enfants, afin de "prévenir 'l'impression d'expériences négatives".

Source: ATS. Via Le Coin Bio

vendredi 28 septembre 2012

Le tricotin

Source: Streetcolor Art

Le tricotin offre à ceux qui le pratiquent un beau moment de concentration, de recentrage, d'ancrage, de relaxation... Une vraie méditation! Mais aussi une activité qui permet de travailler la motricité fine. Un peu comme le tricot (mais sans les aiguilles) ou le tissage, souvent proposés dans les écoles Steiner ou les écoles nordiques. Ma grand-mère m'a offert un tricotin lorsque j'étais petite, et j'ai passé des heures et des heures à m'amuser avec... 

Toute les explications sur le site Tricotin (forcément)

Vous pouvez également trouver des explications en vidéo facilement.



vendredi 7 septembre 2012

La joie de créer en liberté



En parcourant les rayons « loisirs créatifs », « peindre, dessiner » ou « création » des grandes enseignes pour enfants, j’ai tout d’abord remarqué qu’ils proposaient de jolies choses : des formes, des couleurs chatoyantes,… Certes, c’est bien joli, sauf que le problème, c’est que l’enfant, dans la plupart de ces jeux et activités a un champ d’action passablement réduit.

Déjà, je n’aimais pas les cahiers de coloriage. Les dessins y sont la plupart du temps niais, et l’enfant n’a plus qu’à colorier, sans déborder. Voilà qui bride l’imagination.
Mais je n’approuve pas non plus les kits tels que les coffrets « premiers ateliers peinture tampons » (il n’y a plus qu’à appliquer, le geste est réduit au strict minimum), les « coffrets dessins pour dessiner des robes de soirée », « coffret de dessins Orient exquis », et autres « aquarellum »…

En effet, comment laisser l’enfant libre d’imaginer, de créer, de dessiner de lui-même, si d’emblée on lui impose des formes qu’il n’a plus qu’à remplir de couleur, à découper, à tamponer,… ?

Il est certain qu’en faire usage à l’occasion ne nuira pas fondamentalement à la créativité de l’enfant. Mais je crois que peu d’activités artistiques proposées aux enfants lui permettent de ne pas entrer dans un conditionnement et d’explorer son potentiel créateur. Très tôt, on lui inculque une notion du beau, du bien fait, c’est à dire un jugement qui dit comment les choses doivent être représentées et comment elles ne doivent pas être représentées, pourquoi ? Pour plaire, plaire au plus grand nombre, et recevoir l’approbation.

Les cours d’arts ne devraient jamais être notés. L’acte de création est toujours juste, légitime. Il n’y a pas à qualifier, à quantifier. Il y a juste à accueillir le geste créateur et ce qui en découle, accueillir la joie de créer.

J’admire infiniment les travaux d’Arno Stern et des personnes qui s’inspirent de son enseignement, parce qu’ils offrent un précieux espace de liberté aux enfants. Une bulle dans laquelle ils peuvent renouer avec leur créativité première et essentielle, extérioriser leurs belles couleurs, dans l’enthousiasme et la simplicité.

Il y a incontestablement un aspect thérapeutique à l’art : exprimer, extérioriser ses émotions, ses idées, ses états d’âme et ses états d’être peut être infiniment salutaire. L’art est également un moyen de communication universel, pas besoin de mots, pas besoin d’explications. Juste l’envie d’accueillir, de partager.

Dans la vie quotidienne partagée avec mon fils de 2 ans, nous faisons des petits ateliers.  Je lui donne du beau matériel : feuilles, peinture ou crayons de cire, et je le regarde. Parfois, je tiens sa feuille. Je l’observe tracer des lignes, faire des arrondis, regarder, choisir une autre couleur, mélanger l’eau et la couleur, revenir et faire une autre forme, puis un long trait énergique…  Je le laisse libre, ça se passe en lui, avec lui, et les médiums, ça ne m’appartient pas. Je respecte et j’aime. Joie.





jeudi 7 juin 2012

L’ennui, tremplin vers la créativité


Source: PsychoEnfants
par Elisabeth Petit

Nos enfants n'ont pas le temps de s'ennuyer. Ils ont souvent un emploi du temps de ministre. Pourtant, leur permettre de ne rien faire, de s'ennuyer, stimule leur inventivité, en les incitant à être à l’écoute de leur monde intérieur et de leurs désirs. Alors, ménageons-leur des plages d’ennui !
Considérée, il n’y a pas si longtemps, comme « la mère de tous les vices », l’oisiveté possède, aujourd’hui, des vertus reconnues. L’ennui est même une expérience formatrice, indispensable à l’équilibre et à la construction psychique de l’enfant. « L’absence d’activités stimule son désir et son indépendance de pensée, l’incite à faire preuve d’initiative et à ne plus tout attendre des adultes », résume Roger Teboul, pédopsychiatre. 



Occuper sa solitude pour qu'il ne s'ennuie pas

Placé face à un manque, l’enfant apprend à occuper sa solitude tout seul, à être à l’écoute de ses émotions et de ses envies. Ces moments vont lui permettre d’être, demain, un adulte qui ne s’ennuie pas, de découvrir et explorer ses ressources personnelles, de développer imaginaire et monde intérieur. Lorsqu’il s’ennuie, l’enfant appréhende la réalité différemment : il perçoit des sensations subtiles et des détails qui lui échapperaient, s’il était trop occupé. « Cela peut être le chant d’un oiseau ou les nuances d’une peinture. Cela l’aide à développer une sensibilité et une capacité d’observation propices à la créativité », résume Roger Teboul.



Combler l’ennui

Mais les bienfaits de l’oisiveté ne se limitent pas à l’enfance. Apprendre à cultiver, dès ses premières années, sa capacité à combler le manque généré par l’ennui, aide en effet, ensuite, à éviter de devenir un adulte suractif, par peur du vide.
« Lorsqu’on a appris à puiser en soi les ressources nécessaires pour s’occuper, on éprouve moins le besoin de se réfugier dans l’action ou le travail, par crainte d’affronter ses émotions. Le vide et l’idée de mort qu’il sous-tend deviennent moins angoissants. On ne ressent plus la nécessité de se rassurer en accumulant les activités pour le combler à tout prix », explique Etty Buzyn. 



Ménager des plages pour l'ennui, la liberté

Sans laisser l’enfant totalement livré à lui-même, il est essentiel de ménager quelques moments où il puisse meubler son temps à sa guise. Une stratégie adoptée avec bonheur par Sandrine, mère de Dorian, 5 ans. « Lorsque mon fils me dit qu’il ne sait pas quoi faire, je l’encourage à fermer les yeux et à laisser les idées venir. Elles ne se font jamais attendre bien longtemps ! Dès qu’il a trouvé de quoi s’occuper, je n’oublie pas de le féliciter », explique Sandrine. De quoi inciter Dorian à cultiver, en douceur, sa créativité !


 
À lire 

L’ennui et l’enfant, revue du Grape n°60, collectif, éditions Erès, 13 €.

Je m’ennuie, Roger Teboul, Louis Audibert, 5,95 €.

Papa, maman, laissez-moi le temps de rêver, Etty Buzyn, Albin Michel, 15  €.

mercredi 6 juin 2012

Le Secret de Milton (livre)



Milton a un secret merveilleux. Et tu peux le découvrir, toi aussi ! Milton était un enfant heureux, jusqu’à ce qu’un petit tyran commence à le bousculer à l’école. Maintenant, il s’inquiète tout le temps de ce que ce tyran lui fera. Mais Milton affronte quelques situations (dont une leçon très particulière du chat Papouille) qui l’aident à comprendre une chose très importante : la seule façon d’être heureux, c’est de vivre au présent. 

Pour la première fois, Eckhart Tolle et Robert S. Friedman adaptent le concept du grand succès de librairie Le Pouvoir du moment présent sous la forme d’un conte pour enfants. Magnifiquement illustré, Le Secret de Milton est pour les parents un outil d’enseignement merveilleux et stimulant qui inspirera et aidera les enfants à affronter des rencontres difficiles à l’école, au terrain de jeu et ailleurs.

Eckhart Tolle, Le secret de Milton. 2009. Ed. Ariane. 17,90€

mardi 24 avril 2012

Jeu d'écoute en pleine conscience : exercice (video)


http://www.yogainmyschool.com presents a mindful listening game which promotes conscious awareness of sounds, improves listening skills and is ideal for the Easter season. Using a variety of commonly found items inside plastic Easter eggs students play with sound, finding the matching egg which 'sounds right.' This game encourages children to listen attentively and effectively in order to discern subtle variations in sounds.


Voir la chaîne Yoga in my school sur Youtube

vendredi 9 mars 2012

La méditation à l'école, l'exemple de Tonbridge


En Angleterre, les universités de Cambridge et d'Oxford se sont toutes deux dotées de centres dont les recherches sont consacrées au bien-être. Ces deux institutions, L’Oxford Mindfulness Centre et Well-being Institute of Cambridge University, se sont liées afin d'établir un programme dédié aux écoles. Le projet naît en 2009.

Le postulat de base est le suivant: apprendre la méditation aux enfants leur permettra d'acquérir un outil précieux non seulement pour l'école, mais aussi pour tous les domaines de leur vie, et ce à chaque instant.

La première école pilote fut Tonbridge School, située dans le Kent. L'expérience est menée à bien, et les bienfaits de la méditation auprès des élèves remarquables: esprit apaisé, concentration, gestion des émotions (1). Les élèves se sentent mieux, calmes et relaxés, la méditation leur semble être une pause importante dans la journée. Ils apprennent à se centrer sur le moment présent et cela leur est d'une grande aide pour les autres moments de la vie, tels que les devoirs ou les examens par exemple. Ils bénéficient d'un meilleur sommeil, réalisent de meilleures performances sportives, gèrent mieux leurs relations, apprennent à maîtriser leur colère, etc.

Les élèves commencent le programme alors qu'ils sont âgés de 13-14 ans, et celui-ci se décline selon 8 clés: 
  1. Les premiers pas pour apprendre à concentrer son attention
  2. Etablir le calme et la concentration
  3. Reconnaître ses "rumination" et revenir à l'intérieur de son corps
  4. Etre ici maintenant, développer la conscience du moment présent chaque jour
  5. Slowing et Flowing, activités lentes, y compris la marche
  6. Laisser aller les pensées qui nous détournent de nous
  7. Accepter la difficulté, permettre, accepter les émotions négatives
  8. Mettre tout ensemble, regarder en arrière

Le programme, The Mindfulness in Schools Project, est disponible sur le site (2). 
De même qu'un article écrit par l'un des co-fondateurs du projet, Richard Burnett, "Mindfulness in Schools: Learning Lessons from the Adults, Secular and Buddhist", qui comporte des chapitres intéressants, tels que "The importance of Calm in a schools context', "Objective of mindfulness in schools", "Ethics in mindfulness in schools" (3).



mardi 13 décembre 2011

Citation: la joie et le moment présent


Dès que vous honorez le moment présent, tout malheur et tout combat disparaissent, et la vie se met à couler dans la joie et la facilité. Quand vous agissez en fonction de la conscience que vous avez dans le moment présent, tout ce que vous faites est imprégné d'une certaine qualité, d'un certain soin et d'un certain amour, même le plus simple des gestes.

(...)

Ceux qui n'ont pas trouvé leur véritable richesse, c'est-à-dire la joie radieuse de l'Être et la paix profonde et inébranlable qui l'accompagnent, sont des mendiants, même s'ils sont très riches sur le plan matériel. Ils se tournent vers l'extérieur pour récolter quelques miettes de plaisir et de satisfaction, pour se sentir confirmés, sécurisés ou aimés, alors qu'ils abritent en eux un trésor qui non seulement recèle toutes ces choses, mais qui est aussi infiniment plus grandiose que n'importe quoi que le monde puisse leur offrir.

(...)

L'amour, la joie et la paix ne peuvent fleurir à moins que vous ne vous soyez débarrassé de la prédominance du mental. Mais ce ne sont pas ce que j'appellerais des émotions. L'amour, la joie et la paix se situent au-delà des émotions, à un niveau beaucoup plus profond. Vous devez donc prendre pleinement conscience de vos émotions et les ressentir avant de pouvoir sentir ce qui se situe au-delà de celles-ci. Étymologiquement, « émotion » veut dire « dérangement ». Le terme vient du verbe latin emovere, qui signifie « déranger ». L'amour, la joie et la paix sont les états profonds de l'Être, ou plutôt trois aspects de cet état de rapport intime avec l'Être.

(...)

C'est un royaume d'immobilité et de paix profonde, mais aussi de grande joie et d'intense vitalité. Chaque fois que vous faites preuve de présence, vous devenez dans une certaine mesure perméable à la lumière, à la conscience pure qui émane de cette source. Vous prenez également conscience que cette lumière n'est pas dissociée de ce que vous êtes et qu'elle constitue au contraire votre essence même. 




Extraits choisis autour de la Joie, issus de Eckart Tolle, Le pouvoir du moment présent. 2010. Ed. J'ai lu.