Affichage des articles dont le libellé est Lieu de vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lieu de vie. Afficher tous les articles

mercredi 14 novembre 2012

Une ville interdite aux adultes au Danemark


Des architectes ont planché sur la conception d’un quartier entièrement pensé pour les enfants, qui devrait voir le jour en 2014 au cœur de Copenhague.


La ville dont nous rêvions enfant est en passe de devenir réalité. Les architectes Cobe, Nord, PK3, ainsi que la société Grontmij, les lauréats d’un appel à projets lancé par la capitale danoise, sont en charge de la conception du quartier « Prinsessegade Kingergarden Youth Center ». Une sorte de gigantesque garderie-maternelle à ciel ouvert, mais qui n’a plus rien à voir avec la traditionnelle salle de classe !
Les bambins pourront en effet évoluer à leur guise dans de petites maisons, des parcs, un stade couvert de panneaux solaires, mais aussi un restaurant avec de la pelouse sur le toit et même une pseudo caserne de pompiers, comme le rapporte le site spécialisé Architizer.com. Cette ville miniature, où - que l'on se rassure - les enfants n’échapperont pas totalement à la surveillance de leurs parents, sera située au cœur de Copenhague, dans un quartier central.

Conduire un orchestre, composer des menus

L’objectif d’un tel projet, qui dépasse de loin celui d'un centre d'attraction du type Eurodisney ou Legoland, est de « donner les outils et équipements nécessaires aux enfants pour qu’ils puissent faire tout ce qu’ils veulent », résume Architizer.
Tous les moyens seront apportés pour leur permettre de réaliser leurs expériences : ils pourront par exemple élaborer leurs propres menus dans le restaurant, jouer de la musique en public et conduire un orchestre, ou tout simplement déambuler à toute allure en tricycle dans les petits circuits prévus à cet effet.

Vertus pédagogiques

On l'a compris, tout sera permis ou presque. Mais la petite cité, qui verra le jour en 2014, ne sera pas dénuée de vertus pédagogiques. Outre l'apprentissage de la vie en société dès le plus jeune âge, elle sera en intéraction constante avec les nombreux espaces verts qui la garniront, afin de faire prendre conscience des enjeux environnementaux dès la petite enfance.
Princessegade Kindergarden est aussi une forme de réponse de la capitale danoise à la forte croissance démographique à laquelle elle va devoir faire face, dans les prochaines années. A l’horizon 2025, Copenhague comprendra ainsi quelque 22 000 nouveaux enfants. Or, la « ville des enfants » pourra déjà en accueillir 618, conclut Architizer.

dimanche 21 octobre 2012

Les écoles indépendantes (vidéo)



Le journal Le Monde parlait il y a quelques mois de la « galaxie éclectique » des écoles hors contrat, parce que chacune de ces écoles est unique. Une école indépendante, c'est une sorte de « maison habitée » dont l'âme est le directeur-fondateur. Sa vision donne sa cohérence et sa personnalité à l'école.
Ces établissements pas comme les autres rejoignent plus facilement les enfants dans leur singularité, leur permettant ainsi de trouver leur place et de réussir leurs études, pour le plus grand bonheur de leurs parents.

Voir le blog de la liberté scolaire.

mercredi 17 octobre 2012

De la couleur dans les écoles, l'école Pujol

Dans le 18ème arrondissement de Paris, il existe une école maternelle toute colorée... Cet exemple nous montre à quel point la couleur est importante, surtout dans un environnement accueillant des enfants. Ce projet est l'oeuvre du cabinet d'architectes Palatre et Leclere, dont voici la description.

"Le projet est une réhabilitation lourde comportant un aménagement des espaces intérieurs et extérieurs, et le dessin de mobilier spécifique. La façade sur cour est conçue comme le signal urbain optimiste et identitaire de l’école maternelle. Elle se déploie sur les trois niveaux, créant un environnement ludique pour les enfants. La façade est creusée au rez-de-chaussée pour faire du préau, véritable agora du bâtiment, un espace ensoleillé.
Les espaces intérieurs contribuent à créer différentes émotions : couleurs différentes aux murs, géométrie variée du mobilier, matériaux hétérogènes et agréables au toucher (bois, caoutchouc, métal…) pour offrir un milieu stimulant et positif pour les enfants et le personnel."

Olivier Palastre: « L’arc en ciel, qui fascine tous les enfants, s’est imposé comme l’élément moteur du projet. Les différentes couleurs sont déclinées sur l’ensemble des locaux. Elles jouent également le rôle de signalétique : chaque niveau, chaque salle de classe a une couleur spécifique, les portes des toilettes sont rouges par exemple. Le mobilier que nous avons dessiné intègre aussi des motifs colorés, ainsi que les faïences des sanitaires. Une école est aussi un outil qui doit être fonctionnel et sécurisé. Les sols sont souples, des chanfreins sont prévus au niveau des angles des murs, les portemanteaux sont en caoutchouc. La lumière, l’acoustique ont été étudiées. Les murs des salles de classe sont restés blancs pour permettre aux enfants de s’approprier les lieux. Tous les lieux sont nommés par un écriteau en police Futura pour favoriser l’apprentissage de la lecture. »











dimanche 23 septembre 2012

La maison des enfants, à Buzet (Belgique)



C’est une maison. Dans un village – Près de l’ancienne école communale. A 100 mètres de l’école maternelle. Elle appartient à la commune de Floreffe. C’est une maison avec cave, cuisine, salle à manger, salon, chambres, greniers…comme dans toutes les maisons de BUZET.

par Charles Pepinster, fondateur de la Maison des Enfants.
 
On sent qu’on y habite, dans cette maison (des souvenirs sur la cheminée, une boîte aux lettres pour un vrai facteur…) mais on s’aperçoit vite que ce _sont des enfants qui y vivent pour apprendre : 
dessins aux murs, poèmes en grand, système solaire pendu au plafond, étagères aux crayons, livres, feutres et … tableau noir. Tableau noir juste à- côté de l’évier de la cuisine, en face du frigo. 
Dans la salle à manger, encore un tableau noir. Mais aussi des tables et des chaises en carrés, ainsi que l’un ou l’autre ordinateur près d’une armoire sans vaisselle, occupée par des dictionnaires, ciseaux, cahiers, 
A l’étage, c’est le domaine des livres et des ordinateurs dans deux des anciennes chambres à coucher : bibliothèque centre de documentation, le cœur de l’école primaire. 
Une troisième chambre est destinée aux travaux de groupes, sans surveillance. En autonomie comme disent les enfants.
Plus on monte, plus on va vers la lumière. Deux vastes greniers éclairés par des Vélux comportent des tables et des chaises disposées au gré des activités. 
Dans le plus grand local sous le toit, on peut rassembler, chaque matin, tous les élèves pour organiser les apprentissages de la journée :
- les moments des projets (arboretum, contacts avec une maison de repos…)
- les moments d’expression (théâtre, graphisme, musique…)
- les moments de construction de savoirs savoureux sur des points de programme jugés importants. 
En prolongement du plus petit grenier, il y a un théâtre d’environ 20 m2 : sol en hêtre clair, Vélux, décors, le tout un rien surélevé, où on joue des pièces tous les jours.

Pourquoi une maison ?

Au début du XX ème siècle, toutes les communes ont été obligées d’ouvrir une école communale et de prévoir un logement pour le maître d’école.
 A Buzet, en 1993, j’ai demandé au bourgmestre non pas d’occuper l’ancienne école (d’ailleurs utilisée par un comité de quartier) mais bien la maison, jadis occupée par la famille de l’instituteur.

En effet, je voulais rouvrir une école communale d’Education Nouvelle résolument placée sous le signe de la créativité, la débrouillardise, la solidarité, la responsabilité, l’alliance avec les parents…
Il m’apparaissait que 9 pièces d’une maison étaient plus propices à cette éducation qu’une grande salle rectangulaire trop froide et trop bruyante, pas assez intime pour une bonne concentration des enfants lors de la construction des savoirs.

D’autres raisons de choisir une maison quand on peut !
L’intégration des enfants dans le tissu social local offre des avantages tels que :
- des contacts plus faciles avec des habitants voisins en particulier les personnes âgés souvent isolées,
- des petites entités où les enfants et les parents de ceux-c se connaissent mieux, se parlent davantage,
- des problèmes de circulation plus simples : la ronde des voitures à l’entrée et à la sortie des classes est réduite. Les enfants du quartier marchent désormais davantage,
- les quartiers ne sont plus vidés d’enfants pendant la journée ; leur vivacité rajeunit le quartier ;

Vers l’auto – régulation.

La trentaine d’élèves qui se sont présentés le 1er septembre 1993 avaient l’habitude des locaux scolaires quasi standardisés : des grandes boîtes avec des rangées de bancs, alignées le long de couloirs rectilignes.
Agés de 6 à 12 an, se connaissant à peine, certains d’être intéressés à la confection de l’horaire, de n’être jamais punis, ni récompensés, ni soumis à des examens, jamais dénoncés à leurs parents…
Ces enfants ont mis quelques jours, voire quelques semaines pour certains avant de se poser, de trouver leurs marques, de profiter du jardin, de s’intéresser aux ateliers d’expression, au théâtre et ensuite … à l’écriture, au calcul etc.
On a beaucoup discuté, réfléchi ensemble (adultes, enfants) et, peu à peu, les travaux en autonomie se sont calmés, régulés. La soif d’apprendre a pris le dessus de telle manière que les nouveaux élèves, d’année en année, s’acclimatent vite à vivre dans ce que Maria Montessori appelait déjà la « Casa dei Bambini ».

Perspective d’avenir.

Les visiteurs, dont les parents, se disent tous impressionnés par l’atmosphère détendue qui règne dans la Maison des Enfants. Les écoliers se relaient pour faire visiter la maison, répondant aux questions avec beaucoup d’à-propos.
 Une question revient souvent dans la bouche des visiteurs :
 « Pourquoi ne fait-on pas plus souvent l’école ainsi ? »
 Je me plais à répéter que ce qui se fait à Buzet est tout à fait légal.
J’étais inspecteur pour le ministre de l’éducation dans ce secteur quand le bourgmestre André Bodson m’a demandé les conditions légales pour la réouverture de l’école tellement souhaitée par un comité de village dynamisé par Pierre Manil. 
J’ai proposé de prendre aussitôt ma retraite et de devenir instituteur de classe unique 
J’ai aussi fait remarquer que la loi, lue de manière émancipatrice, permettait :

- d’occuper une maison,
- de ne pas faire de classes d’âges : 1ère, 2ème, 3ème…
- d’organiser des concertations avec les élèves,
- de permettre les travaux en autonomie,
- de laisser les récréations libres,
- de ne jamais punir, ni récompenser,
- d’abolir les devoirs obligatoires et de les remplacer par des devoirs au choix,
- d’éviter tout redoublement,
- de supprimer les examens, les bulletins habituels, classements, donc sans perdre une année tous les 6 ans,
- de terminer l’école primaire par un chef-d’œuvre pédagogique, que j’ai inventé en 1983, et non par de examens cantonaux ou diocésains,
- de faire du théâtre tous les jours,
- d’explorer les champs, les bois, les musées,
- de faire entrer des visiteurs qui font apprendre,
- d’inviter la presse écrite, la télévision,
- de correspondre, d’utiliser l’Internet,
- de vivre 3 jours à l’école (dormir…) au lieu d’aller en classe verte, de neige ou de forêt,
- de bannir le coca-cola et de fabriquer du jus de pommes...

Ce qui montre que dans des villages ou des quartiers de ville, on pourrait investir des maisons de ci de là, de la cave au grenier, avec deux adultes rémunérés.
On pourrait même, dans les agglomérations faire des rues des enfants, sans voitures puisqu’on interdit bien la circulation pour favoriser le commerce.
 Pourquoi encore construire des écoles qui risquent de souffrir des inconvénients de la concentration ?
  

vendredi 14 septembre 2012

Une école Arc-en-Ciel


Education Joyeuse vous présente son projet d'école... Une nouvelle génération de lieu d'accueil, située à mi-chemin entre le unschooling et l'école... C'est par ici, le blog du projet de l'Ecole Arc-en-Ciel!

mardi 24 juillet 2012

Des nouvelles joyeuses (presse)


Deci-delà, quelques articles offrant des perspectives joyeuses...


Des maisons de naissance hospitalières : en France aussi ? Libération, 19/07/12

Les bienfaits méconnus des algues, Le Monde, 20/07/12

Ma maison est modulable, pirouette, cacahuète, Courrier International, 11/06/12

Et enfin, dans le Kaisen Magazine, l’interview d’Antonella Verdiani (Eduquer à la Joie), L'école, telle qu'elle est aujourd'hui, elle n'est pas nécessaire....

mardi 22 mai 2012

Les cafés des enfants, lieux de vie et de joie



Le café des enfants est un concept né en 1999 à Paris avec le Cafézoide (19ème).

Depuis ce concept a fait des petits puisqu’il existe à l’heure actuelle une centaine de cafés des enfants en Europe dont plus d’une vingtaine en France : Le Cafézoïde à Paris (le pionnier), A l’abord’âge à Nantes, Les Potes en ciel à Lille, les P’tites mains à Uzès, la Ka fête o môme à Lyon, La boite à Lutins à Toulouse, Zadigozinc à Montpellier, Café la fée à Noisy le Grand… Et dernièrement, Materni’Thé à Thonon-les-Bains.

C’est quoi un café des enfants ?
Un véritable café (sans alcool) mais qui propose pour petits et grands des boissons et des collations à toute heure ainsi que de la petite restauration issue de l’agriculture biologique et du commerce équitable (repas, goûter, collations…).

Outre la restauration, notre café propose aux adhérents : des espaces de jeux, de lecture, d’activités manuelles en “libre-accès”, mais aussi des activités d’expression artistique guidées par des animateurs salariés ou bénévoles de l’association ou par intervenants extérieurs : danse, musique, arts plastiques, sculpture, céramique, mosaïque, chant…

Ce Café des enfants est aussi et surtout un lieu de vie, de retrouvailles, de rencontre et d’écoute, de respect, de jeux, d’expression, d’expositions, de spectacles, de concerts, d’informations…
Un espace où chacun peut s’impliquer, un lieu où tout peut être possible et qui laisse place aussi au rêve et au repos.
Un petit coin “épicerie” où sont proposés à la vente quelques produits (coulis, sirops, miels, jus de fruits…) issus de l’agriculture biologique locale et du commerce équitable.

C’est quoi le but ?
• de favoriser l’épanouissement de l’enfant, le respect de sa personne et de ses droits, dans l’esprit de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant,
• de participer à l’épanouissement des relations parents/enfants, et des relations entre l’enfant et les différents adultes qui l’entourent,
• d’être un lieu de partage et d’échanges intergénérationnels et interculturels, un espace de réflexion autour des valeurs de citoyenneté, de solidarité, de respect de l’environnement, d’ouverture au monde,
• d’être un lieu qui s’inscrit au coeur d’une vie de quartier, donnant la parole aux habitants, faisant vivre au quotidien des liens sociaux de proximité.

Source : La Soupape




samedi 3 décembre 2011

Inspiration : Cafézoide à Paris


  • CaféZoïde, c'est le café des enfants et des jeunes de 0 à 16 ans et de leurs familles
  • C'est un vrai café avec un comptoir des jeux, des spectacles, des coins de causerie, des rencontres avec des personnages fantastiques ou quotidiens, des idées de sortie, des événements,
  • Ce sont aussi des projets individuels et collectifs.
  • C'est un café sans alcool et sans cigarette
  • C'est un lieu de rencontre où tu peux venir avec qui tu veux: tes copains, le petit frère, la grande cousine et ton voisin de palier, car comme dit Marinette dans "Les Contes du Chat Perché" : "Il faut bien jouer !".
C'est aussi :
  • Un café pour les artistes de moins de 16 ans
  • Un espace bébé et petit enfant et leurs parents
  • Un local boite à musique pour les 13/16 ans

Et pour tous, on y trouve :
  • Des jeux,
  • Des spectacles et des expositions,
  • Des causeries et de la place pour toutes les questions que tu te poses, car grandir c'est commencer à penser par soi-même,
  • La grande aventure internet avec le site à faire vivre en relation avec les enfants de la Terre et la possibilité de créer ton email,
  • L'inventorium, projets individuels et collectifs pour inventer ta vie,
  • Des infos sur tes droits,  l'actualité, la vie du quartier: tu peux nous aider à les collecter
  • Les Fêtes du monde et des peuples, l'échange, le partage et la solidarité, l'hospitalité,
  • La rue: un espace à investir ensemble pendant la Rue Aux enfants avec le marché aux poux, les jeux d'extérieurs
  • Un espace parent/enfant et parent/parent.
Plus d'informations sur le site internet du CaféZoïde.

CaféZoïde - 92 bis Quai de la Loire  75019 Paris