mercredi 24 octobre 2012

3 contes pour la St Martin



L'argent du Ciel
"Il était une fois une petite fille qui avait perdu son père et sa mère, et qui était pauvre, mais si pauvre qu'elle n'avait plus rien : pas de petite chambre où demeurer, pas de lit pour dormir, rien, si ce n'est les habits qu'elle avait sur le dos et un petit quignon de pain qu'on lui avait donné par charité. Mais c'était une brave petite fille qui avait bon cœur et qui aimait le bon Dieu. Et comme elle se trouvait abandonnée de tous, elle s'en alla à travers la campagne sans perdre sa confiance en Dieu. Voilà qu'elle rencontre un vieillard qui lui dit : « Oh donne-moi quelque chose à manger : j'ai si faim ! » Elle lui tendit son quignon de pain en entier, lui disant : « Dieu te bénit ! » Un peu plus loin, c'est un garçon qui vient à elle en gémissant et qui lui dit : « J'ai si froid à la tête ! Donne-moi quelque chose pour me couvrir ! » Elle ôta alors son bonnet et le lui donna.
Plus loin encore, ce fut un autre enfant qui tremblait de froid, une fillette qui n'avait pas de corsage ; alors, elle lui donna le sien. Et plus loin encore, il y eut une petite fille sans jupe à laquelle elle donna la sienne également. Puis pour finir, elle était arrivée dans une forêt et il commençait à faire bien sombre quand elle rencontra encore un enfant qui lui demanda sa chemise. La brave petite fille se dit que personne ne la verrait, puisqu'il faisait nuit noire ; alors elle enleva sa petite chemise et la donna à l'enfant tout nu.
Mais comme elle était là, n'ayant plus rien de rien, voilà soudain qu'il tomba une pluie d'étoiles devant elle. Chaque étoile était un bel écu d'argent. Et en même temps, bien qu'elle eût donné sa petite chemise, elle vit qu’elle en portait une pourtant, et de la plus fine toile de lin encore ! Elle ramassa tous les beaux écus et fut riche jusqu'à la fin de ses jours."
Source: J. & W. Grimm, Contes, Grand format Flammarion, p. 313

L’histoire de la Lumière d’Automne
Il était une fois un petit garçon qui vivait avec sa mère, son père et sa petite sœur. Tout l'été, il avait joué nu-pieds et pouvait sentir la chaleur du soleil sur son visage. Puis, un jour, la terre a commencé à refroidir, et il a dû mettre des chaussures. Puis le vent a commencé à souffler! Il faisait froid! Il a dû mettre un chandail pour être au chaud. Les feuilles ont commencé à changer de couleur et à tomber des arbres.
« Qu'est-ce qui se passe? », demanda t-il à sa mère. « L'automne est là », dit sa mère, « et bientôt l'hiver sera sur son chemin. Vois-tu comment les écureuils font la collecte des noix pour l'hiver? Et les souris qui ramassent des graines ? Et notre chien qui a une couche de poils de plus en plus épaisse pour se réchauffer ? »
Le petit garçon réfléchi pendant quelques jours, et remarqua que l'écureuil collectait des noix. Et quand il caressait son chien, il remarquait que son poil devenait épais et touffu. Quelques jours passèrent encore, et le garçon dit: «Maman, il semble que le monde avait l'habitude d'être plein de soleil, mais que maintenant il commence à faire sombre. » Et sa  mère répondit : « Oui, il va faire de plus en plus sombre chaque soir jusqu'à ce que ce soit le plein hiver. Le monde se prépare à dormir. »
Le garçon a encore pensé à cela pendant quelques jours, et il a ensuite demandé : « Maman, nous allons nous aussi être froids et sombres ? »  « Non, dit sa mère, nous allons rester au chaud, mais ce ne sera pas le soleil qui réchauffera. Au cours de ces sombres mois d'hiver, nous devons trouver notre propre lumière! » « Comment pouvons-nous faire? », demanda le garçon.
« Nous pouvons faire cela en allumant des feux dans la cheminée, en allumant des bougies tout autour, en portant des vêtements chauds et en faisant des lanternes pour  prendre notre lumière avec nous dehors dans l'obscurité! Et nous pouvons nous tenir au chaud, et les autres aussi, en faisant des actes de bonté, pour réchauffer nos cœurs. »
Ce petit garçon et sa famille fabriquèrent des lanternes pour apporter leur lumière à l'extérieur. Et quand ils eurent terminé, ils prirent leurs lanternes et chantèrent des  chansons, ils frappèrent à la porte de leurs voisins pour leur demander un peu de pain  fraîchement sorti du four, pour les garder au chaud. Le garçon et sa famille gardèrent leurs lumières allumées et leurs cœurs se réchauffèrent tout au long de l'automne et de l'hiver.
Source: traduit et adapté depuis le blog joyfultoddlers

La légende de St Martin
Il y a longtemps, vivait un bon jeune homme qui s’appelait Martin. Par un très froid matin d’hiver, le jeune Martin retournait chez lui après avoir été longtemps parti. Pour ce faire, il devait traverser une petite ville entourée d’un grand mur. Il se dirigeait vers la ville sur son beau cheval fier. Il portait une armure étincelante et son casque brillait. Son beau manteau rouge était doublé de laine d’agneau. Il avait gelé cette nuit-là, mais son manteau le gardait au chaud. Il ne sentait pratiquement pas le froid. Là-haut dans le ciel, l’étoile du soir brillait pour le guider chez lui.
Quand il approcha des portes de la ville, il vit un pauvre homme, un mendiant, vêtu de vêtements en haillons, il était presque nu. L’homme tremblait de froid, mais personne ne venait l’aider. Dans ces yeux, la lumière de l’étoile du soir se reflétait.
En voyant cela, Martin sentit son cœur se remplir de compassion. Il se dirigea droit vers le pauvre homme et enleva son manteau rouge. Et avec un seul coup d’épée, il coupa le beau manteau en deux. Il enveloppa la moitié du manteau autour des épaules de l’homme qui avait si froid et l’autre autour de ses épaules à lui.
Les gens du village regardaient la scène avec stupéfaction, ils étaient touchés par la bonté de Martin. Martin retourna chez lui le cœur en paix. Après avoir mangé un bon souper avec sa famille, il donna de bonnes pommes sucrées à son cheval pour le remercier de l’avoir porté pendant son long voyage.
Cette nuit-là, Martin fit un rêve. Il entendait cogner à la porte de sa maison. Dans son rêve, il se leva pour aller ouvrir, et une lumière brillante l’aveugla. Un être de lumière se tenait devant lui. Il portait la moitié de son manteau qu’il avait donné au mendiant et dans ces yeux brillait la lumière de l’étoile du soir, la lumière du Divin, que nous portons tous en nous. Martin se frotta les yeux. Il réalisa qu’il ne dormait plus, mais qu’il se tenait vraiment à la porte de sa maison et le vent froid lui fouettait le visage.
Il referma la porte et vit que son grand manteau rouge doublé de laine d’agneau était accroché à côté de la porte, les deux morceaux avaient été réunis à nouveaux avec une belle couture d’or au milieu.
Après cette nuit-là, Martin devint lui aussi un être de lumière. Martin dévoua sa vie à s’occuper des pauvres, à s’assurer qu’ils avaient suffisamment de nourriture, un logis et des vêtements chauds. Et en vieillissant, la lumière de l’étoile du soir brillait dans ses yeux et dans son visage, et sa lumière était claire et étincelante, et elle se reflète encore aujourd’hui sur le monde.
On peut la voir dans chacune des flammes des chandelles.
Source: Le Journal des champs (via Catherine et les Fées)

mardi 23 octobre 2012

Des lutins et des gnomes en vrac

Des tutoriels piochés un peu partout... 












Contribution Steiner à la concertation pour la refondation de l'école

Source


Contribution de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France dans le cadre de la concertation pour la refondation de l’école de la République

Synthèse des propositions 

1.  Prudence face à la course aux TIC à l’école !
- Prendre l’avis de spécialistes concernant l’impact des TIC sur les capacités d’apprentissage
des enfants
- Former les enseignants à une utilisation responsable des TIC
- Informer les familles des dangers des écrans

2.  Alléger les programmes au profit d’approches multiples pour élever le niveau général et renforcer l’égalité des chances
- Remplacer la culture du survol par celle de l’appropriation en allégeant sensiblement les
programmes
- Prendre le temps de la rencontre et de l’échange  pour lutter contre la violence à l’école
- Diversifier les approches en favorisant le développement des intelligences multiples
- Évaluer des acquis véritables et durables

3. Donner aux pratiques artistiques et manuelles une place équivalente aux activités intellectuelles
- Pratiquer les arts pour stimuler la curiosité et la concentration
- Développer par les arts l’esprit d’initiative et le désir de créer
- Stimuler l’intérêt pour la culture de l’humanité et pour celle de la société moderne
- Stimuler l’intelligence pratique par les activités manuelles

4. Élargir la réflexion sur les rythmes scolaires
- Revenir à la semaine à 5 jours et réduire la durée des « grandes vacances » au profit d’une
répartition plus équilibrée
- Introduire « l’enseignement par périodes » pour favoriser l’apprentissage par immersion
- Limiter l’activité intellectuelle aux matinées au profit d’activités artistiques, manuelles et
sportives l’après-midi

5. Abandonner la notation au profit de l’annotation (au moins dans le primaire). Remplacer la compétition par la solidarité
- Remplacer la notation normative au profit de l’annotation formative
- Intéresser les élèves aux créations de leurs camarades
- Privilégier les défis personnels et renforcer la collaboration entre élèves

6. Privilégier le jeu et le mouvement à la maternelle. Abandonner le préapprentissage scolaire
- Privilégier le mouvement pour un bon développement corporel
- Favoriser les jeux libres propices à l’expérimentation et à l’invention
- Exercer par le jeu la motricité fine, facteur de développement de l’intelligence
- Prendre en compte la valeur symbolique de « l’entrée à l’école » en retenant les
apprentissages scolaires jusqu’à l’entrée au CP

7. Mettre en place une véritable formation pédagogique adaptée aux besoins des enseignants et inclure dans les formations :
- des ateliers pédagogiques d’exercices thématiques menés par des enseignants aguerris
- des pratiques artistiques pour tous les enseignants, pour exercer leur faculté d’observation et
leur sensibilité, pour apprendre l’art de la relation
- des stages d’observation puis de pratique suffisamment nombreux pour aborder le métier
avec confiance et un début de compétence
- Renforcer et encourager la formation continue des professeurs

 Pour rappel: 
Pédagogie Steiner-Waldorf
250.000 élèves dans 60 pays,
1.000 écoles et 2.000 jardins d’enfants.
En Europe, 711 écoles Steiner-Waldorf
 pour 147.000 élèves (hors jardins d’enfants),
la majorité étant en Allemagne. 
En France, 23 écoles pour 2.500 élèves
et 2 instituts de formation pédagogique.


Revue de presse joyeuse



La Chrysalide : un établissement hors contrat spécialisé, à mi-chemin entre le collère ordinaire inaccessible et la structure médicalisée
L’établissement scolaire indépendant « La chrysalide » vient de voir le jour à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Il accueille spécialement des enfants en situation de handicap à partir de 12 ans, un âge auquel ils n’ont bien souvent plus de solution scolaire.
« A travers la pédagogie Montessori, les compétences cognitives sont développées en lien avec l’éducation de l’enfant, au sens global du terme. L’enfant apprend par lui-même à son rythme. Il va découvrir un matériel et progressivement assimiler la démonstration qui lui est présentée. »

Écoles Waldorf - Ridiculiser plutôt qu'expliquer
Un nombre grandissant de parents québécois se tournent vers les écoles Waldorf.
Nous croyons qu'en respectant le rythme de développement de l'enfant (et de chaque enfant), en favorisant le développement de toutes ses facultés, et non pas seulement l'intellect, et en travaillant à ce que les connaissances soient enracinées dans la réalité, les enfants aimeront apprendre. Cet intérêt est fondamental pour la suite des études, pour la vie — et c'est sans doute un des meilleurs antidotes contre le décrochage.
Et si c'est par les arts qu'on réussit le mieux à éveiller cette curiosité chez le jeune enfant, que ce soit du tricot, du modelage en cire d'abeille, du jardinage, de l'artisanat ou des travaux manuels (…) eh bien, pourquoi pas?

France Culture : L’émission Rue des écoles du 13/10/12 est consacrée au thème suivant : Le bonheur, un projet pour l'ecole ?
Avec pour invités,
Antonella Verdiani, Docteur en sciences de l'education, Fondatrice du Collectif "Printemps de l'éducation", auteur de l'essai "Ces écoles qui rendent nos enfants heureux - Pédagogies et méthodes pour éduquer à la joie" (Actes Sud - Coll. Domaine du possible , sept 2012).

François Meroth, Président de l'association "les Amis et Défenseurs de l'Ecole Publique" (ADEP), en duplex depuis Chambéry, sa région.

Enfants : qu'est-ce qui leur donne envie d'apprendre ?
Si le désir de connaissance et d'apprentissage est naturel à l'enfant, il ne peut fleurir qu'à certaines conditions.
«Quand un individu intrinsèquement motivé reçoit des récompenses pour réaliser l'activité, il a progressivement tendance à dissocier ces deux incitateurs du comportement et à considérer la raison externe comme plus prégnante que la raison interne. Autrement dit, il perçoit progressivement qu'il n'est plus “à l'origine” de ses actes et que ce qui cause ou régule son comportement est à l'extérieur de lui-même.» Résultat: l'enfant apprend seulement pour recevoir des bons points et non plus pour satisfaire sa curiosité. Celle-ci risque alors de s'épuiser. »


Belgique : Reconnecter l’enfant et le bois, bientôt dans le programme scolaire
Une vingtaine de classes participeront au projet éducatif « bosquet », qui vise à reconnecter l’enfant avec le bois, et pourrait faire son entrée dans le programme scolaire. Développé par l’asbl « Green », ce projet offrira à cinq classes la possibilité de réaliser une immersion dans le monde de la forêt par la découverte des espaces verts une matinée par mois.

Une école allemande promeut la diversité de cultes pour unir les communautés
En Allemagne, une école catholique rassemble depuis la rentrée chrétiens, musulmans et juifs en mettant en exergue les différences religieuses pour enseigner le respect de l’autre.

La méditation s'invite
dans les écoles

Source


Les outils de la pleine conscience font leur entrée dans deux collèges français. Relaxation, exercices de respiration, découverte des sensations du corps et observation de ses pensées. Pour les élèves comme pour les professeurs, afin d'être présent dans l’instant, détendu, attentif et motivé. Enquête et témoignages.

« Les élèves sont de plus en plus agités en classe, ont de plus en plus de difficultés à maintenir leur attention, et sont de moins en moins motivés, constate Bruno Pérard, directeur d’un collège privé à Bapaume, dans le Pas-de-Calais. Ce n’est pas un problème d’intellect. Mais aujourd’hui, les élèves sont habitués à avoir plusieurs occupations en même temps, leur esprit se disperse facilement, et ils ne parviennent plus à se concentrer sur une seule tâche et à vivre l’instant présent. » Pour aider les jeunes dans leur scolarité et faire émerger les potentialités de chacun, ce chef d’établissement a décidé, en début de rentrée scolaire, de faire appel à Raymond Barbry, consultant, formateur et coach spécialisé dans l’accompagnement et la gestion d’équipe, de projet et du stress, dans l’éducation, le milieu sportif et de l’entreprise. Sa mission : donner aux enseignants les outils de pleine conscience qui les transmettront aux élèves. « Monsieur Barbry nous a expliqué l’intérêt des outils de pleine conscience, raconte Nathalie Poiré, professeur d’EPS du collège, puis il a proposé à toute l’équipe pédagogique un atelier, sans aucune obligation. Tout le monde est resté. Cette séance nous a tous beaucoup apaisés. Il nous a appris à gérer notre stress, à nous relâcher. J’ai immédiatement parlé à mes élèves de réaliser la même expérience avec eux. Tous ont été très favorables. Et j’ai pu constater les premiers résultats bénéfiques à l’issue du cours. » Raymond Barbry intervient également depuis la rentrée dans un autre collège privé à Aix-en-Provence où l’équipe pédagogique a, comme à Bapaume, accueilli de manière très positive cette méthode d’optimisation des ressources humaines individuelles et collectives. « Les enquêtes récentes montrent, en effet, un lien proportionnel entre les difficultés d’attention, le niveau de violence et la quantité de consommation de télévision, de jeux vidéo... explique Raymond Barbry. Du point de vue neurobiologique, la relation est évidente. Le cerveau-esprit est un système qui apprend en permanence et est en “ébullition” lorsqu’il s’agit de présentation excitante, explosive et violente. Notre cerveau s’adapte aux nouvelles technologies du toujours plus et du toujours plus vite. Les enfants et les jeunes zappent de plus en plus avec pour conséquence une difficulté majeure à rester attentifs à ce qui est fait. Ils passent très vite, voire trop vite à autre chose. Ils sont dans le multitâche sans concentration. Par les pratiques de pleine conscience, nous apprenons à passer d’une tâche à l’autre, tout en maintenant une attention soutenue. Une tâche après l’autre à fond. »

Mais qu’est-ce que la pleine conscience ? Quels sont ses bienfaits ? Et comment la pratiquer ? Cette technique, issue des traditions millénaires orientales, remastérisée par les américains, permet d’apaiser le mental, réguler ses émotions, gérer son stress et optimiser sa concentration. Se poser, respirer, observer ses pensées et ses émotions, écouter son cœur, apprendre à focaliser son attention sur ce qui se passe dans l’instant, pour s’ouvrir et prendre contact avec ses propres ressources. Cette forme de méditation laïque (appelée mindfulness en anglais et samma sati, « attention juste », en sanscrit) nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent.

S’appuyant sur les publications scientifiques du biologiste américain Jon Kabat-Zinn, l'un des pères fondateurs de la médecine corps-esprit, les ouvrages du philosophe Fabrice Midal, et les travaux du psychiatre Christophe André qui encourage la pleine conscience dans le milieu hospitalier en France, Raymond Barbry est convaincu que la pleine conscience est la solution pour répondre aux problèmes de manque d’attention et de motivation dans les écoles. S’il est encore trop tôt pour vérifier les évolutions positives générées par cette technique au sein de ces deux établissements précurseurs en France, d’autres pays, comme les États-Unis, le Canada, la Belgique ou encore les Pays-Bas, pratiquent déjà la pleine conscience dans certaines écoles où l’on a pu constater une augmentation de l’attention, de la concentration et de la motivation chez les jeunes ainsi qu’une amélioration certaine des relations entre élèves et enseignants. Des expériences ont également été effectuées dans des favelas au Brésil, où l’on a pu noter une baisse significative de la violence et de meilleurs résultats scolaires.

« Il s’agit durant un temps très bref en début de cours, d’effectuer quelques exercices simples, explique Raymond Barbry. Se concentrer sur sa respiration, se mettre à l’écoute des sons, des sensations de son corps, et observer ses pensées. Si l’on pratique régulièrement, on note des effets positifs sur chaque élève, de manière individuelle, mais aussi sur les enseignants, ce qui entraîne, de fait, des effets collectifs sur l’ambiance générale de la classe. Des recherches scientifiques récentes ont pu démontrer ce que les anciennes traditions avaient découvert bien avant nous, à savoir que ces temps de silence et d’intériorité s’avéraient bénéfiques, voire indispensables au développement et à l’équilibre de l’être humain, qui vit aujourd’hui dans une époque où tout s’accélère, où tout doit être effectué le plus rapidement possible, où il est exigé d’effectuer plusieurs tâches en même temps, où la surinformation et l’éclatement intérieur ne lui permettent plus d’être à l’écoute de son corps, de ses pensées et de ses émotions. Partout, les ouvrages et autres témoignages sur la pleine conscience se multiplient. Bien plus qu’un effet de mode, cette approche du développement de l’intériorité semble répondre à un véritable besoin de notre époque. Car les activités de développement de la pleine conscience modifient les zones du cerveau qui sont le soubassement de l’activité intellectuelle. Les exercices réguliers de pleine conscience entraînent une meilleure irrigation du cerveau, ce qui conduit à une mobilisation de la cognition facilitée et à une moindre fatigabilité. La réflexion est plus fluide. La vitesse de traitement des informations est plus rapide et donc le fonctionnement intellectuel est plus efficace. Or, pendant les temps de pratique de pleine conscience, il ne s’agit pas de faire marcher son intellect. Tout en étant en mode “off” le cerveau évolue, se modifie, se restructure. En conséquence, prendre du temps pour se poser et pratiquer des exercices de pleine conscience, c’est permettre au cerveau d’optimiser ce temps. C’est dans ces moments-là que toutes les zones du cerveau se synchronisent, tous les circuits s’activent. C’est dans ces moments qu’émergent alors les solutions à des problèmes que l’on pensait insolubles. »


Source : INREES

lundi 22 octobre 2012

Fabriquer un attrape-rêve

Source: Samsara

L'attrape-rêve provient de la tradition amérindienne, et comme son nom l'indique, il a vocation à protéger le sommeil. Il est traditionnellement fabriqué à l'aide de matériaux naturels, comme perles, plumes, écorces, rubans, coquillages... 

Ici, tout un pdf réalisé par Alice Doan, à télécharger avec matériel / tuto.

Source: l'Enchanterre

Source

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