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samedi 9 mars 2013

Replanter les consciences (livre)

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Comment trouver dans la relation à la nature, une source d'épanouissement et de discernement, tel est l'enjeu de ce XXIe siècle.

Sabine Rabourdin retrace et analyse, dans le temps et l'espace, la rupture de l'Homme moderne avec la Nature, une rupture dont l'histoire fascinante nous apprend beaucoup sur nous-mêmes. En parallèle de cette rupture, d'autres histoires racontent une relation d'harmonie et de tradition. Ces histoires-là se redessinent aujourd'hui à travers de nouvelles tendances, signes de notre époque, qui permettent d'espérer une refondation de ce lien Homme/Nature qui allierait écologie, spiritualité et décroissance. La réponse est dans un changement collectif, lui-même rendu possible par un changement individuel : c'est en « se connaissant soi-même » que l'Homme pourra relever les défis écologiques de ce siècle. Il s'agit pour cela de mettre en cohérence ses idées et ses actes. Et l'auteur nous donne les clés pour y parvenir : elle décline de manière pratique philosophie, science, agriculture, sobriété, sagesse et spiritualité...
Sabine Rabourdin signe ici un ouvrage de synthèse riche de données transdisciplinaires et indispensables pour tous ceux qui sont en quête d un regard neuf.
Préface de Vandana Shiva.

Extrait de l'introduction

«Entre moi et moi-même, il y a la nature.»

Voici une science indisciplinée. Science car elle vous propose un savoir soumis à l'expérience, qui sera votre propre expérience. Indisciplinée car elle ne cherche pas à se placer dans l'une des catégories connue du savoir, mais les chevauche ensemble. Le savoir qu'elle recherche se situe à l'interface de l'histoire et de la philosophie, de l'ethnologie et des sciences cognitives, pour réunir certains des grands enjeux de notre époque : l'écologie - prise au sens large, avec son «objection de croissance»-et la spiritualité.
Car au-delà des étiquettes collées derrière ces mots, n'y-a-t-il pas unité dans cet ensemble à première vue hétéroclite ? Pour répondre à cette question, il faut déjà avoir conscience que ceux qui s'intéressent à l'un ou l'autre de ces thèmes font partie d'un véritable courant de pensée et d'action désirant un «changement de paradigme», selon les termes de l'éclaireur Edgard Morin.
Pourquoi mettre en jonction l'écologie - décroissance ou sobriété comprises - et la spiritualité» ? Je dois sans doute répondre par une digression via mon propre parcours. Dans mon apprentissage, j'ai vite été confrontée à un dilemme : entre la science et la conscience, il m'a fallu choisir. Comme si ces deux approches du réel n'étaient pas compatibles. La structure éducative et le poids social m'emportèrent vers la science de la matière, vers cette vision mathématique et physique du monde si convoitée. Mais j'ai vite reconnu que la science était limitée pour élucider le réel. Il m'a semblé que si elle décrivait bien une partie de la réalité matérielle, elle mettait de côté une autre réalité. Les démarches logique, synthétique et de libre pensée puisées dans la philosophie indienne m'ont montré qu'il était possible de dépasser cette opposition. Puis, engagée dans le milieu associatif sur les questions écologiques, j'ai constaté une autre limitation : celle de la science et de la politique pour élucider la crise écologique.
L'approche de la nature des peuples indigènes m'a aussi semblé proposer une voie fascinante et j e leur ai consacré un livre, avec une analyse rationnelle de leurs savoirs, tout en cherchant secrètement à m'imprégner personnellement de cette sagesse. Je ne crois pas y être absolument parvenue. Car des obstacles m'empêchaient de la saisir en profondeur, de la faire mienne. Il me fallait me défaire de ce qui avait conduit la société dans laquelle je vivais à se mettre autant en retrait de la nature, et donc aussi en retrait d'une forme de spiritualité qui s'incarne dans le monde. La première étape a pour moi été de saisir le long chemin historique de rupture avec la nature mené par les peuples occidentaux. C'était la première condition pour mettre le doigt sur les obstacles qui m'empêchaient d'intégrer cette vision différente.
J'ai rencontré bien des personnes cherchant leur propre voie. Beaucoup de questions se posent en effet dans cette tentative de mise en relation du spirituel et de l'écologisme. Le détachement spirituel n'implique-t-il pas paradoxalement un détachement du monde ? La philosophie, la spiritualité, peuvent-elles servir la recherche de sortie de crise écologique ? Inversement, comment cette crise écologique peut-elle s'inscrire dans la grande quête indéniablement humaine de spiritualité ?
Présentation de l'éditeur
Un essai sur la question de la rupture de la relation homme/nature, et les solutions envisagées pour renouer ce dialogue. Ce livre analyse la rupture historique homme/nature et l'émergence d'une nouvelle relation homme/nature, qui allie, dans les sociétés modernes, les notions d'écologie, de spiritualité et de décroissance. Trouver les réponses à ces problématiques en "se connaissant soi-même".

Sabine Rabourdin, Replanter les consciences. 2012. Ed. Yves Michel

mercredi 26 décembre 2012

La sagesse des anciens chefs indiens




Le Chef Joseph au Grand Chef Blanc.

Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le scintillement de l'eau, comment pourriez-vous les acheter ? Chaque parcelle de cette terre sacrée pour mon peuple. Chaque aiguille luisante de pin, chaque pente sablonneuse, chaque brume dans les bois sombres, chaque clairière et insecte bourdonnant, est sanctifiée dans la mémoire et l'expérience de mon peuple. La sève qui coule à travers les arbres porte la mémoire de l'homme rouge. Les morts de l'homme blanc oublient le pays de leur naissance quand ils vont marcher parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette belle terre, car elle est la mère de l'homme rouge.

Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le daim, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les essences des prairies, la chaleur corporelle du poney et de l'homme, font toutes partie d'une même famille. Aussi, quand le Grand Chef à Washington nous fait savoir qu'il veut acheter notre terre, il demande beaucoup de nous. Le Grand Chef nous fait dire qu'il nous fera réserver une place afin que nous puissions vivre confortablement parmi les nôtres. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera point chose facile car cette terre est sacrée pour nous.
L'eau brillante qui coule dans nos ruisseaux et nos rivières n'est pas seulement de l'eau, c'est le sang de nos aïeux. Si nous vous vendons de la terre, vous devrez vous rappeler qu'elle est sacrée. Et vous devrez enseigner à vos enfants qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs conte des évènements et des souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos frères, elles assouvissent notre soif. Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants.

Si nous vous vendons cette terre, vous devrez vous rappeler et enseigner à vos enfants que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devrez dorénavant montrer aux rivières la bienveillance que vous montreriez à n'importe quel frère. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas notre façon de vivre, pour lui une partie de la terre est la même qu'une autre, car il est un étranger qui vient dans la nuit et prend de la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère mais son ennemie, et quand il l'a conquise, il poursuit son chemin. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères, il ne s'en soucie point. Il kidnappe la terre de ses enfants, il ne s'en soucie point. La tombe de son père et le droit inhérent de ses enfants sont oubliés et il ne s'en soucie point. Il traite sa mère la terre, et sa mère le ciel comme des objets à acheter, à piller, à vendre, comme des moutons ou des perles de verre brillant. Son appétit dévorera la terre et il ne laissera derrière lui qu'un désert que je ne connais point

Notre façon de vivre est différente de la vôtre. La vue de vos cités fait mal à l'oeil de l'homme rouge. Mais, c'est peut-être parce que l'homme rouge est sauvage et ne comprend pas. Il n'y a pas d'endroit tranquille dans les cités de l'homme blanc, pas d'endroit pour entendre les feuilles s'ouvrir au printemps ou le bruissement des ailes d'un insecte. Mais c'est peut-être que je suis un sauvage et ne comprend pas. Le vacarme semble seulement insulter l'oreille. Et qu'est la vie si un homme ne peut entendre le cri solitaire de l'engoulement ou les discussions des grenouilles autour d'un étang la nuit ?
Je suis un homme rouge et ne comprend pas. L'Indien préfère le doux son du vent glissant rapidement sur la surface d'un étang et l'odeur même du vent, lavée par une pluie du midi ou parfumée par le pin pignon. L'air est précieux pour l'homme rouge, car toutes les choses partagent le même souffle, la bête sauvage, l'arbre, l'homme, tous partagent le même souffle, l'homme blanc ne semble pas s'apercevoir de l'air qu'il respire.

Comme un homme mourrant depuis plusieurs jours, il est inconscient de la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous rappeler que l'air est précieux pour nous, que l'air partage son Esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le Vent qui donna son premier souffle à notre grand-père reçoit également son dernier soupir. Et, si nous vous vendons notre terre, vous devrez la séparer et la consacrer comme un lieu où l'homme blanc peut aller goûter le vent parfumé par les fleurs des prairies.
Si nous décidons d'accepter, je poserai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes sauvages de la terre comme ses frères. Je suis un sauvage et ne comprend aucune autre façon de vivre. J'ai vu un millier de buffles pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les a tirés d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprend pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le buffle que nous ne tuons que pour survivre. Si toutes les bêtes sauvages venaient à disparaître, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui advient de la bête sauvage advient bientôt de l'homme.

Toutes choses sont liées. Vous devez apprendre à vos enfants que la terre sous leurs pieds est la cendre de nos aïeux. Afin de leur faire respecter la terre, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de vos parents. Enseigner à vos enfants ce que nous avons enseigner aux nôtres - que la terre est notre mère. Ce qu'il advient à la terre advient aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes. Ceci nous le savons, toutes choses sont liées comme le sang qui unit une famille. L'homme n'a pas tissé la toile de la Vie, il n'est qu'un fil de cette toile. Ce qu'il fait à la toile il le fait à lui même.
Même l'homme blanc, qui marche avec son Dieu, qui parle avec lui d'ami à ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères après tout. Nous verrons. Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, notre Dieu est le même Dieu. Vous croyez maintenant que Dieu vous appartient comme vous désirez que notre terre vous appartienne, mais cela ne se peut pas. Dieu est le Dieu de l'homme et sa compassion est la même pour l'homme rouge que pour l'homme blanc. La terre Lui est précieuse et nuire à la terre c'est mépriser son Créateur.

Les blancs aussi viendront à passer, peut-être même plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit et la nuit vous suffoquerez dans vos propres immondices. Mais dans votre mort même vous resplendirez, mis à feu par la force de Dieu Qui vous a mis sur cette terre et Qui, pour quelque dessein particulier, guide votre domination sur cette terre et sur l'homme rouge.
Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas que tous les buffles soient massacrés, tous les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt lourds de l'odeur d'une multitude d'hommes et la vue des collines fleuries bloquée par les fils parlants. Où est le fourré ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu. La fin de la Vie et le commencement de la survivance...

lundi 12 novembre 2012

Slow Food : l'éducation du goût (Le Monde)


Le Monde.fr | 12.11.2012 - Par Camille Labro


Les enfants et leur rapport au monde et à la nourriture : le sujet fut au cœur de nombreuses conférences du Salon du Goût / Terra Madre 2012. Pour la chef et activiste américaine Alice Waters, également vice-présidente US de Slow Food, l'avenir réside dans une " Révolution Délicieuse ", qui commencerait dès les bancs d'école. De Berkeley (Californie), où elle créa le premier Edible Schoolyard dans une école publique, à l'Australie et ses Kitchen Gardens, des centaines d'écoles se dotent aujourd'hui de "jardins comestibles" où les enfants cultivent, cuisinent et dégustent ensemble légumes, herbes, volailles...

Si le concept du "jardin d'école" existe depuis des siècles (Jean-Jacques Rousseau défendait déjà l'importance d'intégrer la nature dans l'éducation), la nouveauté que prônent Alice Waters comme l'Australienne Stephanie Alexander, c'est de tisser ces valeurs horticoles, agricoles, terriennes et culinaires au sein même du cursus académique. Dans les pays moins privilégiés, la priorité est avant tout de garder les enfants à l'école et de les nourrir au mieux.

A Turin, autour de la table ronde intitulée "L'éducation du goût, fondement de la révolution", on rencontra aussi Vandana Shiva, célèbre activiste environnementale et vice-présidente de Slow Food Inde, Noel Nanyunja, jeune Ougandaise en charge du développement de jardins Slow Food en Afrique, ou encore l'Indonésienne Hayu Dyah Patria, qui développe l'enseignement des plantes sauvages et traditionnelles auprès des enfants, afin de parer aux problèmes de malnutrition. Pour toutes ces femmes et ces contextes très différents (des ravages de la sous-alimentation aux dangers de l'obésité galopante), l'éducation "comestible" est aussi une manière de réintroduire les idées de plaisir, de santé, de goût et de "durabilité" au sein des systèmes éducatifs et auprès des générations futures.


Les intelligences multiples (livre)


Selon l'approche classique, l'intelligence serait une faculté unique et générale, mesurable par le fameux QI, grâce à des tests. De là à penser que le classement des individus sur " l'échelle de l'intelligence " refléterait la hiérarchie des destins scolaires, professionnels et sociaux, le pas est vite franchi. Or, évaluer chaque individu isolément sur quelques compétences hors contexte n'est plus crédible au regard de la science comme des besoins de la société. Le grand mérite de Howard Gardner, il y a vingt ans, est d'avoir formulé la théorie des intelligences multiples. Il n'y a pas une forme unique d'intelligence mais plusieurs formes indépendantes dont nous sommes tous dotés dans des proportions extrêmement variables. Il s'agit de l'intelligence langagière, logico-mathématique, spatiale, musicale, kinesthésique, interpersonnelle, intrapersonnelle. Aux sept intelligences repérées initialement, le psychologue en ajoute une huitième : l'intelligence naturaliste. Il s'interroge aussi sur l'existence d'une intelligence spirituelle, existentielle ou morale, comme aptitude à se situer par rapport aux limites cosmiques (l'infiniment grand et l'infiniment petit) ou à édicter des règles ou des comportements en rapport au domaine sacré de la vie. Écrit dans un style d'une grande clarté, cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui désirent prendre connaissance d'une ample vision de l'intelligence humaine.

Howard Gardner est professeur en cognition et en éducation à la Harvard Graduate School of Education, professeur de psychologie à l'université de Harvard, professeur de neurologie à la faculté de médecine de l'université de Boston. Il a écrit une vingtaine d'ouvrages et plusieurs centaines d'articles scientifiques.

Howard Gardner, Les intelligences multiples : la théorie qui bouleverse nos idées reçues. 2008. Ed. Retz. 14,40€.


jeudi 19 juillet 2012

L'arbre et le placenta



De nos jours, quand la naissance a lieu à l’hôpital, on sait que la placenta, comme tout « déchet » humain, sera jeté à la poubelle. Pourtant, nombre de parents demandent ce qu’il lui arrive et sont interpellés de cette fin. En effet, comment ne pas respecter et honorer l’organe qui a nourri l’enfant durant 9 mois, qui l’a protégé et préservé ?

Un organe qui pourrait continuer à le soigner, en devenant un médicament homéopathique, ou bien en le séchant et le réduisant en poudre. Et pas seulement l’enfant, car le placenta, généreux, peut prendre soin des parents et des grand-parents. Alors, comment en sommes-nous arrivés à le jeter aux ordures ? Nous nous sommes déconnectés de nos racines…

Quand la naissance a lieu à la maison, certains parents récupèrent le placenta à des fins thérapeutiques citées ci-dessus et/ou pour le rendre à la terre, et faire pousser un arbre dessus.  
En réalité, il n’y a rien de neuf dans cette manière de faire, car il s’agit d’un geste que nos ancêtres posaient, de même que de nombreux peuples le reproduisent encore aujourd’hui autour du monde.

Le lien à l’arbre n’est pas anodin. Il y a d’une part l’offrande à la terre, Terre-Mère, qui nous nourrit et nous porte. Et il y a aussi l’arbre, si proche de l’homme, qui lui apporte l’air pur dont il a besoin pour respirer, les fruits qui le nourrissent, l’ombre qui l’abrite du soleil – sans parler de son bois, dont on fait tant d’objets.

Et dans le ventre, du point de vue de l’enfant, le placenta se déploie comme les branches de l’arbre, en une voûte. Et aussi comme les racines, plongeantes, le tout formant le nid de l’enfant. Le placenta est alors arbre protecteur.

En Europe, on avait coutume de planter un arbre fruitier sur le placenta. De nouveau, le cycle de vie a cours : l’arbre porte des fruits, comme la mère a porté son petit. Bien souvent, on choisissait un pommier pour une fille, et un poirier ou un noyer pour un garçon.

Chez les Celtes, le pommier représentait l’achèvement, le lien d’amour unissant l’homme et la nature, la vie et la mort…. Les fruits abritaient les âmes en attente d’incarnation, et lorsque la jeune femme en mangeait, les âmes patientaient alors à la cime des arbres.

Il arrivait aussi couramment que l’on enterre le placenta sous un bouleau, car dans les sociétés pré-chrétiennes, cet arbre était celui de Freya, la déesse de l’amour, et symbolisait la pureté, la lumière.

Ainsi, l’homme et l’arbre sont liés depuis toujours et se nourrissent l’un l’autre. On parle d’arbre généalogique pour énoncer ses ancêtres. Ou de ses racines pour évoquer ses origines. Le vocabulaire montre bien que nous sommes liés aux arbres.

Il y a aussi, dans les mythologies et les religions, les références à l’Arbre de Vie, à l’Arbre de la Connaissance ou encore l’Arbre du Monde, qui est le pilier ou l’axe cosmique.

Nous sommes aussi liés, dans notre cheminement spirituel, aux arbres : s’ancrer profondément dans le présent, s’élever et se relier au Ciel, au Tout. Et porter des fruits d’Amour.

A lire : Le placenta. Rituels et usages thérapeutiques; Cornelia Enning, Ed. du Hêtre.



samedi 7 juillet 2012

Et si on bombardait des graines?


Voilà une belle activité pour les grands et les petits: fabriquer ou acheter des bombes à graines! A lancer dans des endroits tels que terrains désertés, ou encore au pieds des arbres, en ville ou à la campagne... Une belle manière de sensibiliser à la nature en favorisant la biodiversité tout en s'amusant! 

L'entreprise Aries propose ainsi à la vente des bombes de graines toutes prêtes, pour les "guerilleros impatients". Aries est une société familiale allemande spécialisée dans les produits naturels et bio pour la maison et le jardin. 7,50€ la boîte de 8 bombes à graines, ou bien un kit de fabrication de bombes à graines pour 50 grandes ou 70 petites bombes (16€). En magasin bio. 
Le fondateur d'Aries, Dieter Szczesny, militant écologiste, inspiré par le mouvement de la Guerrila Gardening, a eu envie de populariser cette action pacifiste. Il a donc commencé à fabriquer des bombes à graines avec le semences qu'il commercialisait déjà (variétés anciennes, biologiques).


Sinon, plus intéressant encore, l'ouvrage de Josie Jeffery, "Semez pour résister! L'art et la pratique des bombes à graines" (2012, Ed. Plume de Carotte, 18€). 


Présentation :

Ces petites boules faites de terreau, d'argile et de graines sont une vraie révolution ! Elles contiennent tout ce qu'il faut pour qu'une plante pousse. On peut non seulement les lancer n'importe où, en milieu urbain ou en pleine campagne, mais elles sont aussi un excellent moyen d'apprendre à connaître les plantes et les fleurs.

Josie Jeffery a concocté 13 recettes de bombes à graines, spécialement destinées à attirer les abeilles, les papillons et les oiseaux, mais également des mélanges de plantes aux vertus curatives ou de fleurs aux douces senteurs. Vous apprendrez aussi quand récolter des graines, comment les faire sécher, comment fabriquer vos petites bombes et à quelle période de l'année les lancer.

Vous trouverez dans ce livre :
    13 recettes de bombes à graines
    Un guide pour les fabriquer
    Un répertoire de 41 plantes
    Un historique de ce que l'on nonne «la guérilla jardinière»

Josie Jeffery a grandi dans un bus avec toute sa famille.
Durant leurs voyages, elle a appris à récolter des graines, à les semer et à s'occuper de jeunes plants d'arbres. Sa voie était toute tracée. Josie a étudié l'horticulture et est designer paysagiste.

Depuis la fin des années 2000, les bombes à graines sont sa passion. Elle anime avec succès des ateliers de jardinage en Angleterre et a développé sa propre entreprise : SeedFreedom.


Le phénomène des bombes à graines s'inscrit dans le cadre d'un mouvement populaire et éco-militant, Guerrilla Gardening, né dans les années 70 à Manhattan. Le mouvement s'est rapidement développé à l'échelle internationale, afin de promouvoir la biodiversité. En France, le mouvement prit racine à Rennes, et depuis des événements sont organisés régulièrement dans différentes villes. 



vendredi 6 juillet 2012

Les beaux livres de Francine Grimard

A travers ses livres, Francine Grimard nous parle d’amour, de joie, de partage. Surtout, elle accompagne d’un regard bienveillant les grandes questions existentielles que peuvent se poser les enfants, tout en douceur et en beauté.
Avec son travail de mots et d’images, elle apporte plus d’amour et d’authenticité dans le monde.
Sur son site, on trouve des jeux, de belles images, et aussi ses merveilleux livres…

La mission de la petite âme 
Ce  merveilleux petit livre illustré, propose des réponses aux grandes questions que se pose tout être humain. Il répond avec des mots simples et remplis d’amour, à nos interrogations sur la naissance, la mort, le sens de la vie.
Une question de Sarah : « Où étais-je avant de naître? » entraîne les enfants dans un merveilleux voyage de découverte de soi, de leur lumière intérieure: de leur « petite âme ».
Cet album très inspirant livre un message d’Amour, de paix, et de joie. Il se veut un outil éducatif pour le développement global de l’être humain.
Ce petit livre rayonnant d’amour séduit tous et chacun par ses images colorées, son originalité, sa tendresse, son message universel d’amour, de bonté et d’unité avec tout ce qu’il y a sur la Terre.
Il contient également un lexique spécial et des activités ludiques qui invitent à une prise de conscience de l’amour et des qualités de leur lumière intérieure : leur merveilleuse petite âme.
Cette belle lecture est une histoire d’amour avec tout ce qui existe sur la Terre. C’est à lire et à relire sans modération, de l’enfance jusqu’à la fin du voyage de notre petite âme sur la Terre. Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour connaître la mission de notre petite âme.

 La petite âme, d’où vient-elle ?
Voici un conte philosophique pour enfants qui leur  permet de découvrir leur jardin intérieur grâce à un heureux mélange de science et de spiritualité.
Ce livre trait d’union entre l’enfant et l’adulte donne des outils à l’éducateur pour répondre aux grandes questions des enfants: Pourquoi y a-t-il de la violence? Qui  est Dieu? Qu’est ce qui est important dans la vie? Même s’ils ne posent pas directement ces questions, elles trottent dans leur tête toute leur vie. Pouvoir en parler et en discuter avec les adultes est un grand réconfort et une source de joie. Ce conte philosophique met en mots et en images ce à quoi aspirent le plus leur petit coeur: L’amour, la créativité, la bonté, la joie de vivre.
Cet album illustré rejoint les principes de l’éducation cosmique de Maria Montessori qui dit  que: « Il y a un plan auquel tout l’univers est soumis. Toutes les choses, animées et inanimées, sont subordonnées à ce plan. » La petite âme d’où vient-elle? explique justement ce plan.
Plus qu’un  livre d’histoire, cet album contient également un lexique spécial apportant une définition métaphorique pour des mots intangibles ainsi que des suggestions d’activités développant la relation parents-enfants en misant sur la curiosité intellectuelle. Cet ouvrage spirituel est un  un outil éducatif permettant aux enfants d’apprendre le respect et l’amour de soi, des autres et de tout ce qu’il y a sur la Terre.

Disponibles sur le site de l’auteur, 10$ chacun. Depuis l'Europe, il est possible de payer par paypal ; les frais d'envois sont de 7,20$ pour un livre, 8,50$ pour deux. Il suffit d'envoyer un mail à francine.grimard@videotron.ca

lundi 25 juin 2012

Mettre la vie au centre de nos vies (livre)



Quel est le centre à partir duquel sont organisés nos comportements ? Est-ce le respect de la vie, la célébration de l'amour, l'exaltation de la joie ? Ou bien nos existences sont-elles sacrifiées sur l'autel de la rentabilité, du culte de l'ego, ou d'idéologies antivie ? En partant de l'observation de son quotidien, l'auteur remet en question nos mandats culturels pathologiques, et propose un chemin vers une culture biocentrique : une culture qui mette la vie au centre de nos vies. 

" L'ouvrage de Bruno Ribant constitue une réflexion critique de notre culture et offre une vue d'ensemble de la destinée humaine. Sa proposition passionnée, fondée sur le principe biocentrique, constitue un appel fait aux hommes, pour protéger la vie. [...] Ce livre révèle une perception amplifiée du monde. Nombre de ses pages surgissent comme des révélations dans des états d'expansion de conscience. J'estime sa lecture essentielle et indispensable dans le cas de personnes faisant une formation en Biodanza et dans le cas d'un public intelligent et désireux d'approfondir sa connaissance de la situation spirituelle de notre époque " (Rolando Toro Araneda). 

" Ce livre apporte des éclairages fondamentaux sur ce qui divise les hommes entre eux et les sépare du vivant. Il apporte des éléments essentiels de réflexion sur ce qui peut les rapprocher, les réconcilier avec eux-mêmes et avec la vie " (Hélène Lévy-Benseft).

Biographie de l'auteur
Bruno Ribant est psychologue, professeur de yoga et facilitateur de Biodanza. Il travaille depuis 1996 dans un service de psychiatrie adulte, dans lequel il a introduit le yoga, la Biodanza, ainsi que des activités d'expression symbolique.

Bruno Ribant, Hélène Lévy-Benseft, Mettre la vie au centre de nos vies : Pour une culture biocentrique. 2005. Editions Alphée. 18,90€


samedi 5 mai 2012

Les Carillons 4 éléments d'Auroville



Carillons à vent fabriqués à Auroville, selon les 4 éléments: Terre, Air, Eau, Feu.

Joués par les mouvements invisibles de l’air, le carillon est un instrument qui appelle l’âme de chacun. Le carillon peut également être utilisé comme instrument de musique intuitif.

Il permet le rééquilibrage des énergies, ainsi que la relaxation, favorisant aussi la méditation. Selon le Feng-Shui, le carillon purifie les lieux, l’énergie circulant alors mieux.

A partir de 40€.
Disponibles sur Mandalia Music

 



mardi 1 mai 2012

Mandala: Voyage vers le centre



Depuis des millénaires, les hommes pratiquent l'art du mandala comme moyen d'expression, de transformation spirituelle et d'accomplissement personnel. En sanscrit ancien, un mandala est un cercle, et les Tibétains le considèrent comme la représentation graphique idéale du cosmos, un objet de méditation à même de nous mener à l'éveil. Les Indiens d'Amérique s'en servent dans leurs rituels de guérison. Dans les cathédrales et les jardins chrétiens, le labyrinthe, motif apparenté au mandala, est un rituel sacré pour la concentration et la contemplation.

Mandala : Voyage vers le centre explore la façon dont le mandala a été utilisé à travers les âges, et en quoi il représente aujourd'hui un outil particulièrement adapté à la méditation, l'accomplissement et l'expression de soi. Cet ouvrage exceptionnel offre plus de 400 photographies en couleur de mandalas, tels qu'on les trouve dans l'art, l'architecture et la nature - depuis les peintures bouddhiques jusqu'au panthéon de notre propre structure cellulaire. Il propose également des exercices illustrés et des exemples de techniques spécifiques pour réaliser des mandalas, et pour les utiliser comme voie vers une plus grande conscience de soi.
Le lecteur profitera des très nombreuses reproductions de mandalas d'art contemporain, qui nourriront son inspiration et l'accompagneront dans son exploration de l'univers du mandala - un voyage vers la complétude à l'occasion duquel le voyageur pourra découvrir le centre, en lui-même et au-delà.

Bailey Cunningham est directrice et fondatrice du Mandala Project (mandalaproject.org), organisme à but non lucratif dont l'objectif est de promouvoir la paix à travers l'art et l'éducation. Le programme, qualifié "d'anthologie de l'esprit collectif de l'humanité", présente une cyberexposition internationale de mandalas. Bailey Cunningham est aussi artiste et graphiste ; elle anime des ateliers du Mandala Project dans les écoles publiques. Elle vit dans l'État de Washington, aux Etats-Unis.

Bailey Cunningham, Mandala: Voyage vers le centre. 2003. Ed. le courrier du Livre. 22€

jeudi 2 février 2012

Réflexion: une nouvelle éducation


- Une éducation de l'être
Une éducation qui privilégie l'être à l'avoir et au faire. Ceux-ci sont importants, mais l'être en est le fondement indispensable. Apprendre à être, à être soi, à s'épanouir, se réaliser, en tant que personne unique, joyeuse et créative, en tant que personne responsable et libre de sa vie. 

- Joyeuse
La Joie... Est un état d'être. Elle est bien plus qu'une émotion. Nous l'avons déjà, à la naissance, et les enfants incarnent souvent cette joie essentielle à merveille, avant de la perdre peu à peu, conditionnés par l'environnement. Parfois, nous croisons des personnes âgées qui rayonnent de cette joie si simple et profonde, acquise au long des expériences. La plupart la recherchent toute la vie durant. Pourtant, elle est là, présente depuis toujours, il suffit d'ouvrir une porte en soi. 

- Respectueuse
Le respect de l'unicité de chacun, de ses rythmes, de ses préférences, de son être et de ses choix... Le respect de soi, et des autres. Dans cette authenticité, nous pouvons alors tisser des relations seines et enrichissantes. Un respect bienveillant, qui accueille intégralement, sans jugement, et qui a aussi ses limites, propres à chacun.

- Non-violente
Parce qu'il est temps, vraiment, de laisser derrière nous les anciens paradigmes et les gestes qui trahissent la violence. La tape sur la main d'un enfant est déjà un geste violent, il n'est pas bienveillant, et il apprend à l'enfant qu'il est aimé quand il fait ce qu'on lui demande. Aimer, ce n'est pas apprendre aux enfants que le monde est difficile et qu'il faut à tout prix s'endurcir, se défendre et se battre. La non-violence est ce qui fait la dignité de l'humain: désarmé, aimant et bienveillant. 

- Vivante
Une éducation qui fait une place importante au vivant est en perpétuel changement. Elle est souple, adaptable à chacun, car chacun participe activement à se construire. Elle est aussi vivante car elle inscrit l'homme dans un environnement plus large, à l'échelle du cosmos, reliant tous les êtres vivants, dans une nouvelle écologie. Avec les responsabilités que cela inclut et des choix à faire concernant l'environnement, l'alimentation... Choisir ce qui nous fait vraiment du bien, pour faire du bien autour de nous.

- Libre et Responsabilisante
Une éducation libre laisse la possibilité à l'enfant de choisir, de participer activement à la construction de son être, de ses compétences, de ses savoirs. Ainsi, chacun est responsable, et choisit ce qu'il lui convient le mieux. Lorsque l'enfant se sent libre, il fait les meilleurs choix pour lui. Et quand bien même il ne le ferait pas, il s'agirait d'une expérience (non d'un échec) et il se responsabiliserait (non se culpabiliserait) en faisant face aux conséquences de ses choix.

- Totale et Holistique 
L'éducation ne doit pas être focalisée sur l'instruction du mental, bien que celle-ci soit importante. L'éducation holistique inclut l'être humain et l'ensemble de ses plans: physique, émotionnel, mental, spirituel. Une éducation holistique permettra entre autres à apprendre à décoder et gérer ses émotions, à développer son mental (actuellement, les chercheurs estiment que nous n'en utilisons que 5%), et à prendre conscience de son corps. 

- Intégrale
Parce que l'éducation n'est pas le fait de l'enfance, mais qu'elle prépare à la vie même. En réalité, la vie est apprentissage, adaptation, changement perpétuel. Aussi, l'éducation se poursuit la vie durant. Apprendre, c'est la vie.

- Quantique
Aujourd'hui, les découvertes de la physique quantique nous réapprennent les lois du fonctionnement de l'univers, ce qui bouleverse complètement notre façon de concevoir le monde, mais aussi notre vie, et notre place dans l'univers. En approfondissant le sujet, il semble essentiel d'intégrer cette donnée dans l'éducation.